L’odeur des pivoines

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Une jolie surprise qui toque à la porte, et mon regard surpris aux larmes de voir des fleurs m’être livrées. Le cœur qui sursaute en lisant la carte. L’odeur des pivoines qui font oublier celle de l’hôpital et qui fait flotter un air de printemps ensoleillé dans la chambre.

Le plaisir infini de l’eau chaude qui coule sur les épaules endolories.D’une bouillotte qui détend les muscles mis à mal par l’opération.

Sa présence, son attention, ses gestes. Savoir qu’il est là, que je peux me reposer sur lui, que je ne suis pas seule, mais aimée, entourée, épaulée.

Les messages de soutien, pour savoir comment je vais, qui étonnent parfois tant on ne les attendait pas. Comme le mail de cette maman d’élève. Votre présence, votre réconfort. Et ma mère, au bout du fil, si loin, mais si proche, quand des larmes de fatigue coulent sur mes joues et qu’elle me rassure avec sa douceur et ses mots.

Le croissant dégusté avec un thé bien chaud sur l’aire d’autoroute sur la route du retour pour reprendre des forces, et le plaisir de retrouver ce goût français qui me manque trop souvent.

Rentrer chez soi, et retrouver son lit douillet après quatre jours d’hôpital. Enfiler une tenue confortable, legging et tee shirt large devenus l’uniforme de ces jours à la maison.

Un gommage corps tout doux de chez Avène. Mettre un peu de fond de teint pour atténuer les marques de fatigue et peindre à nouveau ses ongles en rouge. Regarder dans le miroir et aimer les reflets bruns-roux qui apparaissent çà et là et qui n’attendent que le soleil pour se révéler encore davantage.

Prendre le temps, s’écouter, se reposer, lire quelques pages, feuilleter des revues et découvrir des articles qui font sourire. Les mots de Célie dans Simple Things. Cet article de Flow sur ma librairie fétiche à Rouen.

Remplir des listes de livres à lire, toujours et encore. Commencer un nouveau roman, le dix-huitième de l’année et choisir un livre un peu léger pour ces journées de convalescence « Un doux pardon » de Lori Nelson Spielman.

Retrouver le plaisir de lire des blogs avec mon mug de thé ce matin. Lire les jolis mots sur la toile, et réorganiser un peu les flux de mes blogs fétiches pour en ajouter d’autres au fil des clics.

S’offrir une petite sieste après manger, sans culpabiliser, et sentir son corps se détendre peu à peu.

Les tomates-mozzarella-basilic, avec quelques tranches de jambon fumé, huile d’olive et vinaigre balsamique, comme un avant-goût de vacances.

Ce joli plateau qui me plairait beaucoup. Ce mug aussi, d’ailleurs.

Commencer à regarder Outlander et s’émerveiller devant les paysages écossais, l’esthétisme et l’atmosphère qui se dégagent de cette série. Savourer doucement les épisodes les uns après les autres. Et rêver encore plus d’un road-trip en Ecosse.

Le soleil qui fait quelques apparitions longtemps attendues et le sentir réchauffer mes joues quand je m’installe quelques instants sur le balcon.

Un vendredi encerclé dans le calendrier, et un anniversaire. Celui de nos trois ans, c’est si peu et tant à la fois.

Image : Annie Spratt 

Derrière mes silences

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Derrière mes silences, il y a une introvertie qui préfère les petits groupes aux grandes tablées, les soirées simples et calmes aux beuveries endiablées. Qui aime se réfugier derrière un livre ou devant une série. Qui aime les soirées à deux, rien qu’à nous. Les sorties en petit comité, les amitiés moins nombreuses, mais plus sincères. Au fond, je suis toujours celle qui ne se sent jamais vraiment très à l’aise dans les grandes tablées, les groupes élargis, qui reste silencieuse quand les autres parlent si fort lors des repas de famille. Cette introversion, je l’ai trop longtemps porté comme un fardeau, elle m’a trop souvent gâchée la vie à l’adolescence et dans la vingtaine. Aujourd’hui, je l’ai apprivoisé, elle fait partie de moi. Me définit, en fait peut-être ma force. Elle fait de moi ce que je suis, tout simplement. Une fille simple, discrète et calme.

Derrière mes silences, il y a mes angoisses, mes peurs, mes moments de blues. Qu’il sait si bien les déceler, comme s’il lisait en moi, parce qu’il me connaît par cœur. Ces silences l’agacent, parfois. Lui qui dis les choses, toujours, qui n’évite pas les mots, les discussions, qui ne tait ni ne cache rien. C’est une des choses que j’aime le plus chez lui je crois. Parce que j’ai trop souffert et trop vu souffrir ma mère des silences de mon père. Alors, j’apprends à parler, à mettre des mots sur mes tourbillons intérieurs. Même si je sais que je serais toujours un peu fille-éponge, qui adsorbe, qui retient, et puis qui relâche tout.

Derrière mes silences, il y a quelque fois aussi ma peur du conflit, celle qui préfère éviter la confrontation, les mots durs. Bien souvent, je préfère me taire plutôt que de critiquer, de remettre quelqu’un à sa place, de lui dire que ce qu’il ou elle dit me semble stupide, que je ne suis simplement pas d’accord. C’est sans doute un peu lâche. Mais je préfère bien souvent ignorer que confronter.

Derrière mes silences, il y a mon manque d’inspiration, cette page blanche qui me nargue trop souvent. Ces mots que je trouve si beaux ailleurs et qui me font paraître les miens bien fades. Parfois, tout simplement, le manque d’envie, de temps aussi. Le manque de confiance aussi, qui paralyse, freine. L’impression de n’être pas assez, pas suffisamment. Hésiter, douter. Et préférer alors se taire.

Et puis, il y a les silences confortables, rassurants. Ceux de l’intimité partagée, du confort, de l’amour solide. Les moments qui n’ont pas besoin de mots pour être vus, vécus, savourés. Ne suffisent alors que des regards complices, des sourires, des mains entrelacées. Ces silences-là, je les savoure.

Et vous, que se cache-t-il derrière vos silences ? 

source de la photo

Une semaine (sans lui)

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J’ai longtemps vécu seule. Et j’ai aimé ça, oui. Pas tout le temps, ni tous les jours. Mais, j’ai aussi aimé ces années là. Je ne sais pas si ça vient de mon caractère, du fait que je sois enfant unique aussi peut-être. J’ai aimé la liberté de pouvoir faire ce que je voulais, de pouvoir passer la journée en pyjama à regarder des séries, d’aller marcher avec des écouteurs dans les oreilles. Toutes ces choses, on peut aussi les faire à deux, oui. Mais ce n’est pas pareil. Ce n’est pas forcément mieux ou moins bien. C’est juste différent. Et puis, j’ai toujours eu besoin de moments à moi. Sans parler, sans avoir envie de parler même, moi la grande bavarde, qui n’est donc plus à une contradiction près.

Et pourtant, vivre à deux, avec lui, m’a paru si facile, évident. Vous savez ces articles, ces anecdotes qu’on lit parfois sur les difficultés à vivre en couple, elles me sont inconnues. On a commencé à partager le quotidien très vite. On s’est rencontrés en juin, on a emménagé ensemble en février. Ça peut sembler rapide, pour nous c’était… évident, naturel. Parce que malgré nos différences, on se ressemble beaucoup. On aime notre indépendance, avoir des moments à nous. Être ensemble, vivre ensemble, faire des projets, partager. Mais tout en gardant aussi des moments à soi. Pour lire. Regarder des séries. Voilà bien une activité que je fais toujours seule, contrairement à ce que je lis sur la toile ou ce que j’entends de beaucoup de couples. C’est simple, j’aime regarder des séries, lui pas du tout. Et finalement, j’aime que cela reste quelque chose à moi, pour moi.  Savoir respecter notre envie d’indépendance, celle s’aménager des moments rien qu’à soi, sans l’autre, c’est ce qui nous rend forts aussi. Soudés. C’est comme ça qu’on aime vivre, ensemble, en partageant tout, mais en faisant aussi des choses chacun pour soi.

Et puis, quand il n’est pas là, comme cette semaine qui vient de s’écouler, il me manque indéniablement quelque chose. Comme cette petite pièce de puzzle qui rendrait l’image complète. Cette semaine, je me suis sentie étrangement fébrile, plus angoissée. Parce que quand il est là, je me sens plus sereine, plus à ma place. C’est étrange, mais, par exemple, j’ai du mal à bien dormir seule désormais. Entendre sa respiration et le savoir à quelques centimètres de moi m’apaise, me rassure. Il est parti depuis à peine une semaine, et oui, il m’a manqué. Même si j’ai aimé avoir l’appartement pour moi pendant ces jours, oui, même si je suis heureuse qu’il ait profité à son tour de sa famille en France. Même si une semaine, c’est rien. Mais oui, il m’a manqué. Il revient demain soir.

Et revoir la mer

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Etretat – photo personnelle

Depuis qu’il avait été décidé que j’irais passer une semaine en Normandie en avril, j’égrenais un peu les jours dans ma tête. Et puis, finalement, on y était, ce samedi de départ. L’amoureux m’a déposé à la gare, en avance, parce qu’il sait que j’aime avoir le temps et aussi parce que j’avais très envie d’un chaï latte au Starbucks. J’ai lu une bonne partie du voyage dans le TGV, j’ai un peu couru pour attraper mon train vers Rouen et puis comme ça, dans l’après-midi, j’étais en Normandie. Collée contre la vitre, j’ai vu défiler des paysages vus et revus des milliers de fois, et je suis me sentie un peu bêtement émue à la vue de la Seine et des ponts de ma ville natale. J’étais de retour à la maison.

En décembre, avec Noël, le tourbillon des fêtes, ce retour m’avait paru inachevé, et j’avais traîné pendant plusieurs jours un coup de blues et de nostalgie. Alors, cette fois-ci, j’avais envie de savourer, de profiter, vraiment. De passer des moments simples avec ma famille, de profiter de ma mère, de mes grands-parents, de passer une journée avec mon père.

De cette semaine, il restera mes retrouvailles avec ma ville, ses rues pavées que je connais encore par cœur. La trouver si belle, la redécouvrir et se surprendre à l’aimer différemment. Avec un regard neuf. Cette sensation si étrange de revoir des lieux autrefois banals, familiers, quotidiens et devenus si rares. On les apprécie d’autant plus. Vouloir profiter de chaque instant, pour que le temps ne file pas entre mes doigts. Déguster la tarte aux pommes de ma grand-mère. S’offrir quelques restaurants, et revenir avec de nouveaux vêtements. Prendre un thé en terrasse près de la cathédrale. Retrouver notre ancien quartier et sourire devant ce banc où tout a commencé il y a bientôt trois ans. Marcher sur les quais. Prendre la voiture et filer sur la côté. Le soleil bleu, la mer à perte de vue, et les falaises. Le retour aux racines. Respirer l’air marin, ajuster l’écharpe autour du cou car le vent est encore bien frais. Commencer l’ascension. S’arrêter, souffler, admirer la vue. Parler de tout et de rien avec ma mère. S’offrir une crêpe banane / chocolat et un bon thé. Flâner dans les petites rues, et revoir la petite maison où a vécu mon arrière-grand-mère. Retrouver des lieux, des bruits, des odeurs, et pourtant, c’est comme si mon œil était neuf, différent. Comme si, à force de voir des lieux, de les habiter, d’y évoluer, on finit par ne plus les voir véritablement. Les grands sourires, les retrouvailles chaleureuses, les mêmes questions qui reviennent, encore et encore, et les mêmes réponses. Oui, tout va bien, en Suisse. Je donne des cours de français, et ça me plaît. Oui, ce n’est pas du temps plein, mais c’est un début. Non, on ne prévoit pas de revenir en France pour le moment. Et puis, tous ces « madame, vous nous manquez »,  ces « madame, vous voulez pas revenir, on aime pas trop votre remplaçant, c’est plus pareil sans vous » qui chamboulent.

Cette semaine m’aura fait du bien. J’ai eu l’impression de me retrouver, d’avoir pris une bouffée de sourires et de sérénité. Parce que, soyons honnêtes, oui, ce n’est pas tous les jours facile, beaucoup de choses me manquent, oui. Parfois je doute ou je suis envahie par la peur. Il a été difficile de partir ce dimanche matin gris sur le quai de la gare.

Et pourtant, alors que le train avalait les kilomètres et que je l’ai retrouvé sur le quai de cette gare, j’ai su, au plus profond de moi, avec une certitude troublante pour moi qui doute toujours de tout et de moi en particulier. J’ai su que je ne regrettais pas, pas la moindre seconde, d’avoir fait ce choix de partir. Ce choix, qu’on me dit parfois être courageux, que d’autres n’ont pas compris ou ne comprennent toujours pas d’ailleurs, ce grand bouleversement, il m’a fait du bien. Il m’a fait grandir, mûrir, sortir de ma zone de confort. Je crois qu’il était temps de tourner une page, tout simplement. De prendre un risque. De se bousculer.

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En ce moment…

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Je lisL’Héritage de Katherine Webb, et j’ai d’ailleurs presque fini. J’aime beaucoup ce roman et j’ai eu beaucoup de mal à le refermer hier soir. Mais je savais que si je continuais, j’allais devoir le finir, mais il aurait été bien tard dans la nuit… ah, les frustrations de la vie de lectrice !

J’écoute. Ma playlist « Grey’s Anatomy » sur Spotify (ici). Je ne compte plus le nombre de chansons ou d’artistes que j’ai découvert grâce à cette série, certaines chansons ont rejoint celles que j’aime écouter souvent, régulièrement.

Je mange. Le printemps est arrivé, et avec lui le retour des salades composées et c’est parfait pour les midis. J’essaye vraiment de faire attention à mon alimentation car j’ai repris du poids et je ne le vis pas très bien à vrai dire.

Je travaille. Sur moi. Pour arrêter de procrastiner encore trop souvent. Et puis, je travaille aussi pour mes cours de Français et ça me plaît vraiment beaucoup.

J’espère. Que mon séjour en Normandie ne passera pas trop vite, comme ce fut le cas à Noël. Que je vais apprendre à mieux gérer ces séjours, ces retours, à les savourer sans se sentir éparpillée de tous les côtés.

Je rêve. De retrouver mon indépendance financière, d’avoir du travail à temps plein. Je ne lâche rien, et continue d’y croire. En savourant aussi ma chance de l’avoir à mes côtés.

Je décide. Les beaux jours reviennent, et si je remontais enfin sur mon vélo ?

Je me sens. Impatiente. Un peu fatiguée. Pleine d’espoir aussi, toujours.

Je me demande. Vais-je enfin arriver à apprendre sérieusement l’allemand ?

Je me souviens. De ces moments avec cette amie perdue, qui me manque beaucoup. Je regrette que nos liens se soient autant distendus, et même si on est toujours en contact, rien n’est plus comme avant. Et nos discussions, notre complicité, nos sorties, tout ça me manque vraiment.

Je pense. Trop. Mais ça, ça n’est pas nouveau.

J’ai du mal. A tenir mes résolutions, à me mettre au sport, à apprendre l’allemand, par exemple…!

J’essaie. D’être plus bienveillante envers moi, toujours. Et puis, de ne pas juger les choix des autres, même quand j’ai du mal à les comprendre. De me détacher des mesquineries ici et là.

Je porte. Ma nouvelle blouse imprimée de chez Promod, et je me trouve jolie avec.

Je devrais. M’occuper de notre week-end dans le Tessin et essayer de nous trouver un chouette hôtel avant qu’il ne soit trop tard.

J’aime. Quand j’entends sa clé dans la serrure, qu’on se raconte notre journée avec un thé et qu’on prépare le dîner ensemble.

Je veux. Continuer à lire, à écrire ici et ailleurs. Continuer à bâtir notre vie en Suisse aussi et à faire des projets ensemble.

Merci à I Feel Blue pour l’idée. J’aime beaucoup de genre de petites notes, d’instantanés et il est donc fort possible que je refasse cette note régulièrement… Et, bien sûr, si vous avez envie de reprendre l’idée, je serais ravie de lire vos instantanés du moment ! 

Les (petites) envies du moment

J’aime faire des listes, fouiller sur le net, faire du lèche-vitrines et remplir mon mur Pinterest d’envies. Alors, pourquoi ne pas les partager ici de temps en temps ? Une liste de petites envies un peu futiles, mais indispensables à leur manière. Une liste ni exhaustive ni forcément à cocher d’une croix « acheté ». Alors, on y va ?

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#1 Montre à pois Les Partisanes :  ce n’est pas un secret, j’adore les pois. Et j’aime le bleu. Alors, quand je suis tombée sur cette belle montre, je ne pouvais que craquer. Je la trouve féminine, élégante, et j’aimerais vraiment l’avoir au poignet un de ces jours. Et le fait que ce soit du made in France n’est pas pour me déplaire, bien au contraire.

#2 Les roses noires de Jane Thynne : j’ai toujours des tas d’envies de livres à ajouter à ma bibliothèque. Celui-là, je crois que je l’ai trouvé une fois de plus via un profil Goodreads. Ce livre m’attire pour son mélange de roman historique qui se déroule en Allemagne dans les années 1930, une intrigue un peu policière.  Le résumé ? « 1933. Clara Vine, jeune actrice anglaise pleine d’ambition, part tenter sa chance à Berlin. Au cœur des studios mythiques de l’Ufa, elle se retrouve dans le cercle des femmes des hauts dirigeants nazis, dont l’impressionnante Magda Goebbels. Pour Leo Quinn, un agent du renseignement anglais, la jeune femme est la recrue idéale. Et, malgré le danger, Clara n’hésite pas à espionner ses nouvelles relations. Mais lorsque Magda lui révèle un lourd secret et lui confie une mission, toutes ses certitudes basculent. Clara est alors confrontée à un choix difficile. » Ce livre est le premier d’une série, à voir donc si le coup de coeur se confirme à la lecture !

#3 New Balance 996 Core beige : J’ai acheté mes premières New Balance au printemps dernier. J’avais besoin d’une paire de chaussures confortable, dans l’esprit sportswear chic, pour les balades en ville ou ailleurs. J’ai craqué pour un modèle gris, des 996, après avoir (en vain) cherché des bordeaux. Et je ne regrette absolument pas mon achat : elles sont hyper confortables, belles, et surtout la qualité est vraiment au rendez-vous car je les mets souvent et elles sont toujours comme neuves ! Je n’aurais jamais pensé les mettre autant à vrai dire, mais on est si bien dedans ! Bref, ces derniers temps, j’avais très envie d’une nouvelle paire pour la nouvelle saison. J’ai donc cherché…des bordeaux (oui, encore)…et finalement, j’ai craqué pour… des beige ! Toujours des 996 parce que j’aime leur côté un peu nubuck notamment. Je les fait figurer dans cette wish-list, mais, en fait, elles sont commandées et reçues depuis samedi (merci l’amoureux qui m’aura donc cette année offert mon cadeau de Noël…en mars !) ! Et ouf, elles me vont et sont très belles (même si j’ai peur que le beige soit vraiment salissant).

#4 Foulard Comptoir des cotonniers : pour ne pas attraper froid, pour agrémenter une tenue, j’ai bien envie d’un nouveau foulard et ce modèle repéré chez Comptoir des Cotonniers me plaît bien. Surtout que je vais avoir besoin de foulards mi-juin pour protéger ma gorge et ma cicatrice après mon opération de la thyroïde !

#5 Un peu de maquillage chez Une & Urban Decay : La blogosphère parle beaucoup de Une, cette marque de maquillages bio et j’ai bien envie de tester à mon tour. Je n’ai pas besoin pour le moment de maquillage et le site ne livre de toute façon pas en Suisse, mais à l’occasion, je finirais peut-être par craquer lors d’un passage en France pour un rouge à lèvres ou un fard à paupières ! Même si, en matière de fard à paupières, c’est surtout les palettes ultra-connues de chez Urban Decay qui me tentent depuis un bon moment.

#6 Marinière Hircus : Hircus est une marque que m’a fait connaître Darcy ! Il est toujours à l’affût de marques de bonne qualité, privilégiant le made in France ou tout du moins le made in Europe. Il a donc commandé deux pulls chez Hircus, spécialisés notamment dans le cachemire avec un rapport qualité / prix très bon. Mais Hircus a aussi une collection femme et propose des pulls basiques très chouettes. Et voilà qu’ils se mettent aux marinières pour le printemps ! Difficile de résister à la tentation…

#7 Bougie Tchaï de La Belle Mèche : les bougies parfumées et moi,  c’est une histoire un peu compliquée. Je suis assez sensible aux odeurs et comme j’ai (très) facilement mal à la tête, je n’aime pas les odeurs trop fortes ou écœurantes. Hors de question donc d’acheter des bougies parfumées de mauvaise qualité ou aux parfums trop prononcés. En revanche, j’aime beaucoup les bougies de La Belle Mèche que je trouve de très bonne qualité et j’ai très envie de tester leur bougie tchaï.

En « bonus », j’ai aussi envie de blouses / pulls imprimés pour le printemps. J’ai une relation compliquée avec les imprimés (hormis les pois, évidemment ^^) et j’ai donc très très peu d’imprimés dans ma garde-robe. Je n’aime pas les motifs fleuris, et je suis très difficile avec les autres imprimés. Mais, voilà, contradiction, envie de changer, de se bousculer, petit challenge, bref un peu de tout ça, pour le printemps, j’ai envie d’une ou deux blouses imprimés à mettre avec mes slims ! J’ai craqué pour ce pull chez Esprit, mais, malheureusement, il n’est plus disponible (ni en France, ni en Allemagne, ni même en Suisse), c’est bien dommage. Je continue à chercher, et puis, sait-on jamais, il va peut-être finir par réapparaître !

Et vous, quelles sont vos envies du moment ?

Revenir, le sourire aux lèvres

J’ai un peu délaissé mon blog, les blogs d’ailleurs en général ces deux dernières semaines. Un manque d’inspiration, d’envie, un peu de fatigue, un hiver qui s’éternise et des rendez-vous ici et là. Me voilà de retour avec l’envie de remplir la page blanche de mots. De sortir de la petite boîte dans laquelle je m’enferme parfois, et d’écrire sur tout, quand j’en ai envie, sans me poser de questions. Et puis, de ne plus me limiter dans ce que j’ai envie d’écrire ici. Je l’avoue, parfois, je me mets des barrières, je m’enferme dans une petite boîte et je me pose trop de questions sur ce que j’écris ici. Et si j’arrêtais de me brider ? 

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Les paysages enneigés de la forêt noire, qui se dévoilent au gré des lacets escarpés sur la route vers Strasbourg. Avaler les kilomètres en musique, et renouer avec les albums laissés de côté sans trop savoir pourquoi. Passer par hasard devant les institutions européennes et s’émerveiller devant les jolies maisons de ce quartier de Strasbourg.

Le plaisir d’enseigner le français, de plus en plus fort. Trouver, au fil des semaines, un ou deux cours en plus, et nouer des contacts, se bâtir peu à peu une réputation. Sourire, rire même, devant les maladresses, les petites erreurs adorables. Se creuser la tête pour alimenter les prochaines séances. Entendre l’enthousiasme de sa nouvelle petite élève qui n’a pas envie d’arrêter le cours et de me laisser repartir.

Une éclaircie, là, qui s’installe, entre deux averses de pluie et de neige mêlées, et vite, vite, en profiter pour aller s’aérer et profiter, enfin, de quelques rayons de soleil bien trop rares. Découvrir une nouvelle balade au bord du Rhin et l’ajouter à la liste de nos promenades du dimanche.

Faire des listes, épingler des envies sur Pinterest. Et les partager avec vous, aussi, c’est prévu pour dans quelques jours. Recevoir un mail pour m’informer de l’envoi de ma commande.

Regarder le calendrier et penser que dans un peu plus d’un mois, je serais de retour dans ma Normandie pour une semaine de vacances, et j’ai hâte, tellement hâte. Cette fois, j’espère que le temps filera moins vite, mais il y aura déjà en moins le rush des fêtes de fin d’année. Et, un peu plus loin, ce week-end en amoureux en mai à réserver dans le Tessin.

Les vacances de cet été  déjà presque bouclées. Sourire à l’idée de lui faire découvrir enfin ce coin de Bretagne que j’aime tant. Et cette semaine en Vendée avec une invitée attendue, ma mère et  réussir enfin à  faire rencontrer nos parents (oui, en bientôt trois ans de relation, nos parents respectifs ne se sont vus que par Skype car les parents de Darcy ne peuvent pas se déplacer et les vacances de ma mère ne correspondaient jamais à nos dates à nous).

Le restaurant entre un couple expat’ (nous) et futurs expat’ (eux) Français et sourire à l’idée de ce couple qui va s’installer dans quelques semaines ici, et se dire qu’on pourra se faire une sortie à quatre ou même entre filles de temps en temps.

Les petites gourmandises et les bons petits plats des week-end. Des gaufres un dimanche, des crêpes la semaine d’après, des lasagnes maison ou un risotto au parmesan avec un verre de blanc le samedi soir. Les soirées du lundi devant Top Chef. Le petit rituel du thé quand il rentre du boulot et qu’on se raconte notre journée.

Et vous, vos sourires du moment ? Vos petits plaisirs ?

Simone et les autres

Simone elle, est née en 1920 dans la campagne de l’Eure. A cette époque, les femmes sont vues comme des mineures perpétuelles, sous la tutelle d’un père, d’un mari, voire même d’un fils plus tard. Le code civil le dit, l’affirme depuis 1804 : « le mari doit protection à la femme, la femme doit obéissance à son mari ». Simone, sa mère, sa tante, et toutes les autres, elles n’ont pas le droit de travailler sans l’autorisation de leur mari (1965). En 1920, la femme doit avant tout être une mère, une loi assimile la contraception à l’avortement qui est considéré comme un crime. Pourtant, la femme n’a aucune autorité au regard de la loi sur ses enfants (1970). Simone, elle en a vu des changements dans sa vie. Elle a voté pour la première fois, sa petite fille à peine née, en 1945. Elle a connu les bouleversements du MLF et des mouvements féministes, les combats de celles qui partagent son prénom, la création du Planning Familial, la contraception en 1969, la légalisation de  l’avortement en 1974 et la reconnaissance, enfin, qu’une femme peut décider de ce qu’elle fait de son corps. Elle a vu apparaître le divorce par consentement mutuel, la mixité à l’école, les lois sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, la parité, les femmes en politique.

Simone, elle n’était pas féministe. Non, c’était une femme toute simple de la campagne, loin des combats et des agitations, qui s’est mariée à l’âge de vingt-trois ans avec un agriculteur d’un village voisin. Elle a toujours travaillé avec son mari, sans statut véritable, elle a élevé leurs trois enfants. Elle n’a sans doute pas choisi grand chose dans leur vie de couple, parce que c’était souvent comme ça, on ne demandait pas souvent son avis à une femme. Elle a été heureuse, sans doute. Elle était vive, joyeuse, malicieuse, elle faisait la meilleure tarte aux abricots du monde. Elle est devenue grand-mère. Elle est devenue ma grand-mère.

Simone, elle n’était pas féministe. Mais moi, Céline, sa petite-fille, oui, je le suis. Je me suis toujours passionnée pour ces combats, pour ces femmes connues ou anonymes qui se sont battues, qui se battent, pour cette quête encore inachevée de l’égalité des sexes.Se battre contre le harcèlement de rue, les sifflets dans la rue, les visions effrayantes encore trop répandues sur le viol, les violences conjugales, le droit à la maîtrise de son corps et donc la défense indéfectible de la contraception et de l’avortement. Se battre contre les inégalités salariales, les préjugés, le plafond de verre, le sexisme en politique et le sexisme ordinaire. Se battre contre ceux qui oppriment les femmes un peu partout dans le monde, qui les enferment dans des carcans, qui leur interdisent de conduire, de se découvrir, d’aller se baigner sur une plage, d’être libre tout simplement.

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Parce qu’être féministe, ce n’est pas vouloir être supérieure aux hommes, ce n’est pas opposer les sexes. Non, c’est se battre pour l’égalité. Partout, tout le temps. Se battre pour chaque femme puisse être traitée à égalité avec chaque homme. Le 8 mars, c’est pour ce combat. La journée internationale des droits des femmes, et non la journée de la femme comme on le lit et l’entend encore trop souvent. Surtout, ce n’est pas une journée pour offrir des fleurs ou proposer des réductions aux clientes féminines. Parce que Simone, moi et les autres on mérite bien mieux que ça.

Les dimanches de pluie

25e718bd2c6a69e535e40949b5f32909Se lever et voir le brouillard enrouler la forêt et la vallée. On commence à connaître le temps par ici, et la certitude qu’un autre dimanche gris, pluvieux et froid s’annonce s’ancre bien fort dans notre tête. Nos dimanches après-midi , on les aime remplis de balades, de découvertes, on a du mal à les supporter sans mettre le nez dehors et aller marcher au moins une petite heure. Malgré la pluie, la grisaille, la tristesse du ciel ces jours-là, on contourne l’obstacle, on essaye de l’éviter. Pour faire un joli pied de nez à ces dimanches gris qui s’accumulent ces dernières semaines.

Ces dimanches de pluie, c’est d’abord prendre le temps de petit-déjeuner, vraiment. Comme ce matin, en dégustant des gaufres maison avec du Nutella et un thé bien chaud. Retourner sous la couette pour lire un peu. Mettre de la musique pendant qu’on épluche les légumes ou qu’on s’affaire à la préparation du repas. Se caler dans le fauteuil sous un plaid après le repas devant des rediffusions sur M6, une petite heure, pas plus, avant de sortir se promener. Entre deux averses, faire quelques kilomètres pour aller s’aérer au bord du Rhin et profiter de l’air pur et des paysages déserts en hiver. Ou prendre la voiture et partir un peu à l’aventure, sur des petites routes escarpées et pleines de virages qui donnent un peu mal au cœur. Avec un peu de musique entre deux discussions sur les meubles à acheter ou les projets de week-end. Découvrir des paysages à couper le souffle, forêts de sapins, cascades, lacs embrumés, petits villages nichés dans les vallées escarpées. Sortir de la chaleur de la voiture sous la pluie pour prendre quelques photos et vite, vite retourner se réchauffer. Au retour, un petit goûter, une série, un documentaire, ou continuer la lecture du moment. Le rituel du dimanche soir, préparer une bonne soupe. Ce soir, un velouté de carottes au curry. Prendre le temps, se retrouver un peu, prendre l’air, marcher, braver la pluie, rire, boire du thé. Voilà mes dimanches de pluie.

Les projets d’avenir

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Je crois qu’on ne nous aura jamais autant parlé de mariage que depuis l’annonce, puis notre départ en Suisse. N’allez pas croire qu’on ne nous parle que de cela, loin de là. Cela a commencé par les taquineries de mes copines, plus par clin d’œil qu’autre chose d’ailleurs. Depuis notre arrivée, ce sont les questions des collègues de l’amoureux « mais vous allez vous marier quand alors ? ». Comme si c’était évident, naturel, une étape par laquelle chaque couple doit passer, un jour.

Et puis, pour être honnête, ce mariage, on en a aussi parlé tous les deux. Parce qu’on a envisagé l’idée, pour que mon arrivée ici puis mon installation se passent plus facilement. Car ici, au regard de la loi, des autorités, des administrations, nous ne sommes pas un couple reconnu. Notre PACS français ici n’a aucune valeur. C’est ainsi que nous avons coché chacun les cases « célibataire » sur tous les papiers officiels, que nous avons dû signer une déclaration sur l’honneur et prouver que Darcy pouvait subvenir à nos besoins à tous les deux tant que je n’ai pas de travail à temps plein (ce qui est extrêmement gratifiant quand on y pense).

Alors, on a pensé à un moment que oui, si c’était plus simple, on se marierait. On se le dit toujours d’ailleurs, on ne l’exclut pas. Ça peut paraître un peu trivial dis comme cela. Mais voilà, pour moi, pour lui, ça ne changerait rien. Si nous ne sommes pas mari & femme au sens officiel du terme, c’est pourtant ainsi que l’on se considère. Pour moi, le mariage ne changerait pas fondamentalement notre couple. Je ne pense qu’on s’aimera plus, moins, différemment une fois mari & femme.

Sans doute parce qu’au fond, je n’ai jamais vraiment eu envie de me « marier ». Je n’ai jamais rêvé devant les robes de princesse, les robes de demoiselle d’honneur, les animations de mariage. Tout cela m’indiffère profondément. Ne m’attire pas du tout. Oui, j’aimerais porter son nom (parce que je le trouve beau), oui, j’aimerais qu’on soit mari & femme au regard de la loi. Mais, je n’ai pas envie de la cérémonie, du folklore du mariage auquel on pense très souvent quand on parle de se marier. Quand je tombe sur des blogs qui traitent de mariage, de préparatifs qui durent un an, deux ans, quand j’imagine les sommes dépensées pour un week-end, je sais que ce n’est pas que je veux, ce dont j’ai envie. Ce n’est pas pour moi. Ce n’est pas nous. Alors, parfois, quand on en parle, quand on se dit qu’un jour, peut-être, on finira par répondre « oui, bientôt » aux « alors, et vous, c’est quand que vous vous mariez », on se dit qu’on fera un mariage tout simple. Avec très peu d’invités, sans repas gigantesque ni DJ, sans robe de mariée à traîne longue, peut-être même sans cérémonie,  sûrement sans lancée de bouquets, ni animations de mariage. Qu’on fera quelque chose de simple, qui nous ressemble, pour nous, et pas pour faire comme tout le monde, parce qu’il « faut faire ainsi » ou pour faire plaisir.

Bien plus que le mariage, pour moi, ce qui scelle un couple véritablement, qui l’unit pour toujours, c’est le fait d’avoir un enfant. Cette envie, elle est de plus en plus présente en moi. Le temps passe (trop) vite et je sais que je n’aurais pas envie d’avoir un enfant après 35 ans. On a pas envie d’avoir une famille nombreuse, et je me dis qu’on aura sûrement un seul enfant, ce qui nous ira très bien (sauf si, et je croise les doigts pour que ça ne soit pas le cas, on a des jumeaux comme aime à nous le rappeler la sœur de Darcy car il y a des jumeaux dans leur famille). Avoir un enfant ici, dans un pays étranger dont on ne parle pas encore bien la langue, me fait aussi un peu peur, me questionne, je dois l’avouer. Pourtant, j’y pense, j’en ai envie et pas envie tout de suite. Alors, j’attends. Parce que lui veut qu’on attende un peu, et qu’il a raison aussi. Parce que, pour des raisons médicales notamment, ça ne sera pas pour 2016. Alors, j’attends.  Que ça soit le moment, celui qu’on aura décidé tous les deux, quand on saura que c’est le bon.

Parfois, je me demande parfois qui tu seras, toi, qui n’existe pas encore, toi, ce futur moi + lui. Un petit garçon malicieux aux cheveux bouclés comme lui enfant ? Une petite fille aux grands yeux interrogatifs ? Je me demande si tu auras son humour, si tu auras mon goût pour la lecture (ça je l’espère très fort et je ferais tout pour te le transmettre). Si tu seras angoissée comme moi, perfectionniste comme lui. Si tu seras calme, timide, extravertie. Si tu aimeras le sport ou si tu joueras d’un instrument de musique. Si tu seras scientifique comme lui ou si les chiffres te laisseront de marbre comme moi. Je me demande si tu marcheras avant de parler, ou si, comme moi, tu seras la reine du quatre-pattes et que tu parleras très bien très vite. Je me demande si on arrivera à t’élever dans le respect des autres, à te transmettre nos valeurs. Je ne sais pas encore quand tu arriveras, ni où tu vivras, car je sais que tout peut changer si vite. Je ne sais pas quand tu seras là, mais je sais déjà qu’on fera au mieux pour t’aimer et t’aider à grandir.

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