{Tag} Les classiques

Aujourd’hui, on parle lecture avec un tag trouvé chez Victoria sur les classiques ! J’ai pris beaucoup de plaisir à répondre à ce tag et je ne pensais pas que cette note serait aussi longue à vrai dire !

Mon classique préféré 

Impossible de faire un choix donc j’ai un peu triché et choisi de vous présenter mes classiques préférés !

* Orgueil et Préjugés de Jane Austen : oui, ce n’est pas une grande surprise, vous le savez, je suis une « Janeite ». Donc forcément, je me devais de parler de ce roman qui est mon préféré. Je l’ai lu plusieurs fois, à la fois en français puis en anglais et je l’aime toujours autant. J’aime les personnages, l’histoire d’amour, l’humour de Jane Austen, ses descriptions, l’ambiance qui s’en dégage. J’aime tout de ce roman qui reste mon roman fétiche.

* Persuasion de Jane Austen : je suis en réalité incapable de choisir entre ces deux romans de Jane Austen. Persuasion est sans doute moins connu du grand public, il s’agit du dernier roman de l’écrivaine (il est d’ailleurs paru après sa mort) et c’est le seul roman qui est publié sous la forme du manuscrit original. Plus sombre, plus mélancolique aussi sans doute, on y retrouve les thèmes chers à Jane Austen : la condition féminine, les relations et les hiérarchies sociales et, évidemment, une histoire d’amour contrariée. J’ai une tendresse toute particulière pour l’héroïne du roman, Anne Elliot, timide, réservée, mais aussi généreuse et intelligente. Si j’aime autant ce roman, c’est aussi pour la lettre de Wentworth à Anne à la fin du roman, sans doute une des plus belles déclarations d’amour pour moi.

* Jane Eyre de Charlotte Brontë : là encore un grand classique de la littérature anglaise du XIXe siècle que j’ai lu plusieurs fois, d’abord en français puis en version originale. C’est un livre romanesque, profond et dense. On sursaute avec Jane Eyre dans les recoins sombres de Thornfied Hall, on est fascinés comme elle par le mystérieux Rochester. Jane Eyre est une femme indépendante, courageuse, sensible et finalement très moderne pour son époque et c’est en grande partie ce que j’aime dans ce roman. C’est un très beau livre que je relis toujours avec énormément de plaisir.

* Bel-Ami de Maupassant : Maupassant est un des mes écrivains français préférés et Bel-Ami reste pour moi son meilleur roman. J’ai trouvé passionnante cette plongée dans le monde du journalisme et de la politique de la fin du XIXe siècle, l’ascension sociale de ce personnage sans grande moralité.

* L’Etranger de Camus : je ne remercierais jamais assez ma professeur de français en Seconde de m’avoir fait découvrir ce roman. Durant cette année scolaire, elle nous a fait lire un roman toutes les trois semaines et parmi ceux-là, il y avait ce classique de Camus. Je l’ai relu depuis et j’ai sans doute encore mieux appréhendé son style, ses thèmes. C’est un roman fascinant.

Un classique que je n’ai pas aimé

* Le Père Goriot d’Honoré de Balzac : lu au lycée, je m’étais ennuyée à mourir. Je l’ai relu l’an dernier pour le travail, et rien n’y fait, je n’ai rien ressenti de particulier ! Trop descriptif peut-être pour moi, rien à faire, je n’accroche décidément pas !

* La Reine Margot d’Alexandre Dumas : je crois en avoir parlé l’an dernier, mais j’ai détesté ce livre. Il m’a fallu plus d’un mois pour le lire ! Je n’ai pas aimé le style ni la construction de l’intrigue que j’ai trouvé maladroite. Moi qui avais envie de lire Les Trois Mousquetaires, j’avoue être très réticente désormais !

Mon personnage de roman classique préféré

Pour son indépendance d’esprit, son goût pour la lecture, son envie de devenir écrivaine : Jo March de Little Women de Louisa May Alcott. J’aurais pu citer évidemment Elizabeth Bennet dans Pride and Prejudice dont j’apprécie aussi le caractère affirmé, l’indépendance et le goût pour la lecture et la marche ! Jane Eyre pour sa modernité et son indépendance d’esprit.

Mon courant littéraire favori

Au vu de mes classiques favoris et de mes goûts en général, je pense que mon courant littéraire favori est la littérature anglaise du XIXe siècle. J’ai encore beaucoup d’auteurs à découvrir : Thomas Hardy, Henry James, Oscar Wilde….

La lacune littéraire dont j’ai honte

Je ne sais pas si le mot « honte » est vraiment approprié, mais il est vrai qu’il y a un certain nombre de classiques que je n’ai pas lu et que j’ai parfois un peu honte de l’avouer ! Pour autant, je me dis, d’une part, que j’ai encore bien le temps de lire certains d’entre eux et, d’autre part, je n’aime pas du tout la notion « d’obligation » en matière de lecture. Je lis ce qui me fait envie et un point c’est tout ! Bref, n’ayant notamment pas fait une série L au lycée (mais une série ES) ni une prépa par la suite, je suis passée à côté de certains classiques, notamment français du XVIIIe siècle ou du XIXe siècle qui sont souvent des lectures obligatoires dans ces sections ! Ainsi, j’ai beau être Rouennaise, je n’ai jamais lu Flaubert ! J’ai sans doute été influencée par ma mère qui a détesté Madame Bovary et qui m’a transmis aussi mon goût de la lecture ! J’avoue aussi avoir peu lu de théâtre (Molière, mais pas Corneille par exemple, et là aussi pour une Rouennaise c’est un peu honteux…!) et avoir une connaissance de la poésie très limitée ! De même, j’aimerais découvrir davantage la littérature américaine du début du XXe siècle.

Les classiques que je veux lire très bientôt

Je me suis aperçue qu’il y a finalement un certain nombres de classiques qui m’attendent dans ma bibliothèque ! On y retrouve Emilie Brontë et Les Hauts de Hurlevent ainsi que Wildfell Hall d’Anne Brontë (dont j’ai lu le Agnès Grey que j’avais moyennement aimé). J’ai aussi hâte de me plonger dans Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy (ainsi que de visionner le film) et dans La Dame en banc de Wilkie Collins. Récemment, j’ai également acheté Le Secret de Lady Audley de Mary Elisabeth Braddon, attirée par l’avis si enthousiaste de Victoria. Enfin, je veux absolument enfin lire Anna Karénine de Tolstoï ! Finalement, on retrouve encore beaucoup de littérature anglaise du XIXe siècle dans mes futures lectures.

Mon adaptation ciné / télé préférée

* Nord et Sud (North & South), adaptation BBC de 2004 : c’est une des rares fois où j’ai vu l’adaptation avant de lire le roman. Cette adaptation est un vrai bijou et j’aime la regarder régulièrement. Et le charme de Richard Armitage n’y est pas pour rien…! Cette mini-série en quatre épisodes de 50 minutes présente d’abord le choc de deux Angleterre  : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l’héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Son père renonce à l’Église et déracine sa famille pour s’installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s’adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s’éveille à travers les liens qu’elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l’opposent à leur patron, John Thornton. Une vraie fresque romanesque et sociale à savourer. J’avoue même l’avoir préféré au roman car exempte des (trop) nombreuses réflexions religieuses…

* Jane Eyre, adaptation BBC de 2006 : c’est de très loin mon adaptation préférée de Jane Eyre. Dans l’ensemble, la longueur de la série (quatre épisodes de 50 minutes) permet de respecter la trame et les intrigues du roman. Les personnages sont parfaitement interprétés par Ruth Wilson et Toby Stephens, l’ambiance sombre et mystérieuse du roman très bien retranscrite. Pour les amateurs du roman, c’est à mon sens une adaptation à voir absolument.

* Orgueil et Préjugés, adaptation de 1995 & film de 2005 : L’adaptation de la BBC avec Colin Firth et Jennifer Ehle est un classique unanimement apprécié et salué par les fans de Jane Austen et à juste titre. La longueur de la série (six épisodes de 50 minutes) lui permet d’être extrêmement fidèle au roman et la série retranscrit parfaitement l’atmosphère du roman. Colin Firth est parfait en Darcy. Moins consensuel, j’avoue beaucoup aimé le film de Joe Wright sorti en 2005 avec Keira Knightley. Certes moins fidèle au roman (mais peut-on vraiment comparer un film d’1h30 à une adaptation de près de 4 heures ?), plus romanesque et esthétique, ce film est pour moi une réussite. Je trouve Keira Knightley lumineuse et fidèle à la Lizzie que je m’imaginais à la lecture. Les deux adaptations sont pour moi complémentaires et plutôt que de les opposer, je préfère les associer, ayant chacune pour moi leurs qualités et leurs défauts.

* The Lizzie Bennet diaries – YouTube : cette version modernisée de Pride and Prejudice est un vrai petit bijou et il est très difficile, quand on commence, de ne pas enchaîner les cent épisodes à la suite ! C’est drôle, intelligent, très bien joué et la transposition de l’intrigue à notre époque est vraiment réussie. Un livre a également été adapté de cette websérie et il représente un très beau complément.

* Les quatre filles du Dr March, film de 1994 : il fallait absolument que je vous parle de ce classique de mon enfance ! Si je n’ai pas cité le livre dans mes classiques favoris, c’est parce que je l’ai beaucoup lu enfant et en version française, mais je ne l’ai pas encore lu avec mes yeux d’adulte et en anglais. En revanche, le film sorti en 1994 avec Susan Sarandon,  Winona Ryder et Christian Bale fait partie de mes films fétiches. Le casting est parfait, notamment Winona Ryder en Joséphine March, le film reste très fidèle au scénario et je le regarde régulièrement avec toujours beaucoup de plaisir.

Entre parenthèses, si vous aimez les adaptations de classiques, je vous recommande d’aller faire un tour sur le site de Koba Films qui propose en dvd de très nombreuses séries et adaptations. 

L’adaptation ciné / télé que je n’ai pas aimée

* Persuasion, téléfilm ITV de 2007 : cette adaptation m’a laissé un goût très amer et même si je lui trouve des qualités (le scénario, les décors, les acteurs), je suis tellement déçue et même en colère de la manière dont la scène finale de la lettre a été mise en scène dans cette adaptation. On y voit Anne courir dans les rues de Bath, c’est grotesque, irréaliste et totalement en contradiction avec l’esprit à la fois du roman et de l’époque. Cette scène étant ma préférée du roman, j’ai beaucoup de mal à pardonner au réalisateur et je ne regarde presque jamais cette adaptation…

* Jane Eyre, adapation BBC de 1983 : cette adaptation a beaucoup de qualités, mais elle a quand même très mal vieilli, les décors sont hideux et Timothy Dalton campe un Rochester qui manque trop souvent de subtilités. Je l’ai vu une fois et j’avoue qu’elle ne m’a pas laissé un souvenir impérissable…

Mes éditions préférées à collectionner

En bonne Janeite que je suis, j’aime collectionner à la fois des éditions des romans (je tiens beaucoup à mes éditions anglaises achetées à Londres et que je trouve si jolies), mais également quelques produits dérivés : tasses, tote bags, affiches…  Je suis en train de réfléchir à racheter des éditions des romans de Jane Austen d’ailleurs car, en les rangeant hier dans ma bibliothèque, j’ai trouvé que mes éditions de poche commençaient à être un peu défraîchies ! Je suis incorrigible…

Un classique trop peu connu que je veux recommander

Difficile de répondre à cette question car les classiques dont j’ai parlé sont tous très connus.
Peut-être Nord et Sud d’Elisabeth Gaskell qui est moins connu en France ?

N’hésitez pas à faire ce tag sur votre blog ou dans les commentaires ! 

Mes lectures de l’été

L’été, et les vacances, ont toujours été pour moi un moment très propice à la lecture. Quand je travaillais en tant que prof en France, l’été était véritablement le moment où je lisais le plus, parce que j’avais davantage de temps, et que, durant l’année scolaire, une fois les cours préparés et les copies corrigées, j’avais plus de mal à lire. Lire en été a aussi un attrait particulier. C’est tellement chouette de lire dehors, sous un arbre, sur un banc, le soir avec la fenêtre ouverte… (même si j’avoue que j’aime autant les après-midi lecture sous un plaid avec un thé quand il fait froid).

Depuis que je me suis vraiment remise à la lecture (et notamment cette année où – petite victoire – j’arrive à dépasser mes objectifs de l’année sur Goodreads), je ne lis pas plus en été. Je lis d’ailleurs peut-être moins quand nous partons en France pour les vacances, profitant des soirées pour aller au restaurant, se promener, ou tout simplement avec mon amoureux et/ou sa famille. J’ai quand même une (petite) pile à livres pour cet été que j’avais envie de partager ici. Volontairement, j’ai privilégié les versions en e-book car il est bien plus simple et pratique pour moi de n’emmener que ma liseuse avec moi pendant les vacances, j’ai donc gardé en réserve une petite collection d’e-books au gré des promotions sur Amazon et de mes envies dans cette perspective.

Crédit : Negative space

Cet été, j’ai envie de lire :

L’été sauvage – Elin Hilderbrand : ce livre était la sélection pour le mois de juin du club de lecture de Victoria. J’aime beaucoup suivre les différentes sélections et thèmes chaque mois et, même si j’y participe finalement rarement de manière active, j’y puise très souvent idées et inspirations. Ce qui m’a attiré dans ce livre, c’est l’intrigue mettant en scène une famille ainsi que le cadre, une île (Nantucket) dans le Massachussets qui me rappelait un peu Maine de J. Courtney Sullivan que j’avais beaucoup aimé.

Résumé : Birdie Cousins s’est jetée à corps perdu dans les préparatifs du fastueux mariage de sa fille Chess, de la piste de danse flottante à la couleur des serviettes en papier. Elle qui se targue de pouvoir faire face à n’importe quelle éventualité ne pouvait prévoir le coup de fil nocturne de Chess lui annonçant qu’elle vient de mettre fin à ses fiançailles. Ce n’est que le premier signe annonciateur des bouleversements de l’été. Chess sombre dans le désespoir. Birdie vole à son secours, avec l’aide de sa fille cadette, Tate, et de sa propre sœur, India. Les quatre femmes prennent la direction de Tuckernuck, une île au large de Nantucket. Mais lorsque sœurs, filles, ex-amants et vieux secrets se donnent rendez-vous sur une île coupée de tout, ce qui s’annonçait comme une retraite paisible prend une autre tournure.

The farm at the edge of the world (La ferme à l’autre bout du monde) – Sarah Vaughan : j’ai entendu parler de ce livre sur la page Facebook du club de lecture de Victoria (oui, encore, quand je vous disais que j’y puisais de nombreuses inspirations) et j’ai immédiatement été séduite par le résumé : les Cornouailles, des secrets de famille sur plusieurs générations, une intrigue qui alterne entre passé (1939-1943) et présent. Bref, tout ce que j’aime ! J’ai profité d’une promotion pour achetere la version e-book en anglais et j’ai hâte de le lire.

Résumé : Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille…et ses secrets. 1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin. Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira. Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

The secret (Il était un secret) – Kathryn Hughes : j’ai lu le premier roman de Kathryn Hughes cet hiver (je vous en avais parlé ici) et je pense que c’est typiquement le genre de livres que j’aime lire en été : prenant et facile à lire. L’histoire me laisse penser à un roman du même style que le premier, mêlant secrets, passé et présent, avec des personnages attachants. Là aussi, j’avais acheté la version e-book en anglais il y a quelques mois, profitant d’une belle promotion !

Résumé :  Une virée entre amis s’achève en tragédie. Une jeune veuve trouve un bébé abandonné sur le pas de sa porte. Une mère se bat pour sauver son fils de la maladie. Alors que ces destinées brisées par le temps nous plongent dans des tourbillons d’émotion, la force de l’amour leur permettra de se croiser et de s’unir sous le sceau d’un secret enfin révélé.

L’été avant la guerre – Helen Simonson : là, il s’agit d’un livre version poche que j’ai acheté il y a peu. J’aime beaucoup les livres se déroulant en Angleterre au début du XXe siècle, et notamment qui traite de la Première Guerre mondiale et de ses bouleversements. De même, les livres aux personnages féminins forts font partie de mes préférés. Voilà ce qui m’a attiré dans ce livre (et puis aussi la couverture de la version poche que je trouve vraiment jolie).

Résumé : Eté 1914, dans la campagne anglaise. La gentry de Rye reçoit pour un pique-nique c’est l’occasion pour Beatrice Nash, 23 ans, récemment débarquée dans la petite ville pour y prendre le poste de professeur de latin, de faire plus ample connaissance avec toutes les personnalités locales. Béatrice est orpheline de mère, et a grandi auprès de son père, un universitaire qu’elle a accompagné dans ses voyages et secondé dans ses travaux. Décédé un an plus tôt, il l’a laissée sous la tutelle de sa famille bien-pensante alors qu’elle souhaite mener une vie indépendante loin de ces collets-montés qu’elle déteste. Elle est chaperonnée par Agatha Kent qui l’a prise sous son aile : une Anglaise excentrique comme on les aime avec une bonne dose d’humour, quelques idées progressistes et une grande habileté diplomatique. Agatha a deux neveux : Daniel, qui rêve de lancer un journal de poésie à Paris, et son cousin Hugh, timide étudiant en médecine, qui courtise la fille un peu écervelée de son patron. Tous deux adoptent d’emblée la nouvelle venue. Et bientôt Hugh rougit un peu trop souvent en sa compagnie… Mais Béatrice veut rester célibataire et devenir écrivain : deux choix difficiles pour une jeune fille instruite et sans le sou dans la société misogyne et conservatrice de ce début du siècle. Surtout, l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne vient bouleverser la petite communauté. 

Les Rois maudits – volumes 4, 5, 6 – Maurice Druon : j’ai lu les deux premiers volumes l’an dernier, et j’avais laissé de côté la saga et j’ai eu envie de la reprendre. Pour cela, j’ai profité d’une offre promotionnelle très intéressante chez Audible, et c’est ainsi que j’ai lu le volume trois en audio-book. Et je me suis régalée. La lecture est dynamique, la voix du narrateur très agréable et je l’ai très vite terminé. Je suis en train d’écouter le tome 4 en ce moment, et je pense profiter de l’été pour tous les lire ou les écouter dans la foulée !

J’ai également un bon nombre de livres qui m’attendent dans ma bibliothèque au cas où je serais prise d’une frénésie de lecture pendant l’été ! Mais entre la venue de ma mère ici, nos vacances et notre déménagement en fin de semaine (si vous ne me suivez pas sur Twitter -oui, on déménage – dans l’appartement à côté plus grand et bien mieux agencé), je vais être déjà bien occupée !

Et vous, vos envies lecture pour cet été ?

Lectures (1)

J’ai envie de vous parler de livres ici. De partager de temps en temps, sans rythme de publication établie, des histoires que j’ai aimé, des livres qui m’ont fait m’évader pendant plusieurs heures. Parce que la lecture fait partie de mon quotidien. Pour cette première note lecture, je vous parle (brièvement) des livres lus depuis ces derniers mois.

Crédit – Ben White

Les vrais coups de cœur

¤ Robert Galbraith – La série des enquêtes de Cormoran Strike 

L’Appel du Coucou : Lula Landry, jeune mannequin en pleine gloire, est retrouvée morte au pied de son domicile, décédée à la suite d’une chute du balcon de son appartement. L’enquête policière conclut à un suicide. Mais John Bristow, frère de la défunte, est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre. Il engage alors un détective privé, Cormoran Strike. Aidé de sa jeune et toute nouvelle secrétaire Robin Ellacott, Cormoran va peu à peu détricoter les mailles de cette affaire plus complexe qu’elle n’en avait l’air au premier abord.

Le Ver à soie : Leonora Quine, femme de l’écrivain Owen Quine, engage le détective privé Cormoran Strike à la suite de la disparition de son mari dix jours plus tôt. Avec l’aide de sa secrétaire Robin qui va petit à petit se muer en apprentie, Cormoran va tout d’abord découvrir le corps de l’écrivain, atrocement mutilé, dans un atelier d’artiste que la victime détenait avec un collègue écrivain. 

La Carrière du mal : Robin Ellacot, secrétaire et associée dans les faits du détective privé Cormoran Strike, reçoit un paquet contenant une jambe féminine sectionnée accompagnée d’une lettre. Cet indice met le détective sur la trace de trois de ces anciennes connaissances. Un jeu de chat et la souris va se mettre en place entre l’homme ayant envoyé la jambe et Robin qu’il ne cesse de traquer, Cormoran faisant tout pour tenter d’éloigner au maximum sa secrétaire du danger.

Je triche un peu car j’ai dévoré ces trois romans policiers en novembre dernier, mais j’ai eu un tel coup de cœur que ça aurait été dommage de les laisser de côté. Robert Galbraith, c’est en réalité J.K Rowling et cette seule mention suffit à donner envie à beaucoup de lire ces romans policiers. Ce n’était pas mon cas parce que je n’ai pas lu Harry Potter et que je reste totalement hermétique à cet univers de magie. Ce qui m’a attiré davantage, c’est le style policier et les très bonnes critiques que j’ai lu ici et là. J.K Rowling a tout d’abord écrit de très bonnes intrigues policières que j’ai eu du mal à lâcher, tant les fausses pistes se multiplient jusqu’aux révélations finales, toujours inattendues. Et puis, il y a les personnages. Attachants, imparfaits, humains en somme que l’on prend un grand plaisir à retrouver dans les différents romans. Cormoran Strike, un ex-lieutenant de l’armée, amputé suite à la guerre reconverti en détective, prêt à mettre la clé sous la porte au début du premier roman est à la fois impressionnant par son intelligence et touchant par ses failles. Il est épaulé par Robin, une jeune intérimaire qui débarque à l’agence pour quinze jours et finit par se prendre de passion pour la carrière de détective. Au fil des intrigues, on découvre également le passé de Robin et le troisième roman lui laisse une place plus importante  à mon plus grand plaisir. Bref, je suis devenue une fan inconditionnelle de Cormoran Strike et j’attends avec beaucoup d’impatience la sortie du quatrième tome (d’autant plus que la fin du troisième volume est pour le moins…frustrante !). A noter aussi qu’une adaptation sera bientôt diffusée sur la BBC avec Tom Burke et Holliday Grainger.

¤ Iona Grey – Lettres à Stella

À la nuit tombée, fuyant la violence de son compagnon, une jeune femme court dans les rues glacées de Londres. Jess n’a nulle part où aller. Surgissant dans une ruelle déserte, elle trouve refuge dans une maison abandonnée. Le lendemain matin, le facteur glisse une lettre mystérieuse par la porte. Incapable de résister à la tentation, Jess ne peut s’empêcher de la lire et se retrouve plongée dans une histoire d’amour d’un autre temps. 1943. Dans une église de Londres  bombardée par le Blitz, Stella rencontre Dan, un aviateur américain. Très vite, ils sont irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Leur histoire est a priori impossible. Rien ne joue en leur faveur : elle vient de se marier à un pasteur, lui n’a qu’une chance sur cinq de sortir vivant de cette guerre. Perdus et sans repères, la seule chose à laquelle les deux amants peuvent s’accrocher sont les lettres qu’ils s’écrivent, promesses d’un bonheur à venir. Le temps a passé, le destin est cruel, mais Jess est déterminée à savoir ce qui leur est arrivé. Inspirée par cet amour, portée par son enquête, elle trouvera à son tour les clefs d’un avenir meilleur.

Ma première lecture de l’année 2017 a été un véritable coup de cœur et j’avais vraiment envie de vous parler un peu de ce roman, d’autant plus qu’il sort en poche très bientôt. J’ai été happée par cette histoire d’amour toujours belle, jamais niaise, mais entière et très émouvante. J’aime les romans qui me font voyager à différentes époques et j’ai retrouvé cet aspect avec plaisir dans l’intrigue qui se passe à la fois aujourd’hui à Londres et pendant la Seconde Guerre mondiale. Jess et Stella, les deux héroïnes, sont des femmes fortes, qui vivent chacune des moments difficiles. Jess, victime d’une relation toxique, se retrouve seule, démunie et effrayée dans les rues de Londres. Stella, douce et gentille, se retrouve piégée dans un mariage sans amour. Sur les traces de Jess, on suit avidemment l’histoire d’amour de Dan et Stella et la fin m’a énormément émue. Jamais mièvre, toujours fin et juste, ce livre est une pépite. Et je garde toujours dans un coin de ma tête cette phrase qu’écrivait toujours Dan dans ses lettres à Stella : « prends soin de toi pour moi ».

De jolies histoires et des romans que j’ai aimé

¤ Katherine Webb – La Vérité autour d’Alice

Angleterre, 1821. En épousant Richard, Rachel Crofton croyait enfin échapper à son destin de gouvernante. Mais derrière le commerçant affable se cache un homme colérique et opportuniste… Pour tromper l’ennui, Rachel accepte la proposition de lady Alleyn de lui faire rencontrer son fils reclus, Jonathan, vétéran de la guerre d’Espagne. Dès sa première visite, Rachel comprend que les apparences masquent de profondes failles : pourquoi Jonathan réagit-il si vivement à sa vue ? Qui était Alice, sa fiancée disparue et à qui Rachel ressemble si fortement ? Décidée à percer le secret de la maison Alleyn, Rachel n’a bientôt plus qu’une idée en tête : découvrir la vérité à propos d’Alice…

C’est le troisième roman que je lis de cette écrivaine. Si le premier, L’Héritage, m’avait beaucoup plu, j’avais été moins convaincue par Pressentiments. Dans La Vérité autour d’Alice, on retrouve des thèmes qui me sont chers : des secrets à percer, une héroïne attachante, des histoires qui s’échelonnent dans le temps. Katherine Webb m’a emmené avec elle et j’ai eu du mal à refermer ce livre tant j’avais envie de percer le secret sur l’identité d’Alice. J’ai également aimé découvrir l’atmosphère dépeinte dans le roman, celle du début du XIXe siècle en Angleterre ainsi que le thème des blessures psychologiques des guerres napoléoniennes à travers le personnage de Jonathan. L’atmosphère est souvent sombre, comme les journées brumeuses et humides de Bath où se déroule l’intrigue et les thèmes abordés difficiles. Malgré quelques longueurs, c’est un roman que j’ai beaucoup aimé.

¤ Hannah Richell – Un fragile espoir

À 25 ans, Dora mène la vie rêvée d’une jeune Londonienne : un fiancé attentionné, un travail épanouissant, une belle maison au cœur de la ville et un bébé prévu pour l’hiver… Pourtant, son passé la hante encore. Quinze ans plus tôt, Alfie, le jeune frère de Dora, a mystérieusement disparu sur la plage alors que sa sœur Cassie et elle devaient le surveiller. Décidée à vaincre ses fantômes avant l’arrivée de son bébé, Dora retourne sur les terres de son enfance et emprunte le douloureux chemin qui la mènera vers la vérité… 

J’aime les histoires qui parlent de familles, de secrets comme le montrent mes lectures. C’est donc ce qui m’a attiré dans ce roman. Plus que la vérité autour de la disparition d’Alfie, c’est surtout l’histoire de comment une famille survit à un tel drame qui m’a plu et qui m’a fait aimer ce livre. Les personnages sont attachants, et je me suis parfois retrouvée en Dora dont le regard nous accompagne pendant la lecture. Peut-être parfois trop prévisible, avec une fin peut-être trop heureuse, cela reste un livre que j’ai apprécié.

¤ Kathryn Hughes  – Il était une lettre

Tina est malheureuse auprès d’un mari trop porté sur la boisson et souvent violent. Le week-end, elle se réfugie dans une boutique caritative. C’est alors que sa vie bascule lorsqu’elle y découvre une lettre dans la poche d’un vieux costume. Cette lettre n’a jamais été ouverte, le timbre n’est pas cacheté et elle date de septembre 1939 : c’est une demande en mariage. Très émue que la destinataire n’ait jamais reçu cette demande, Tina va mener l’enquête et découvrir l’histoire bouleversante d’un amour impossible… 

J’ai dévoré ce livre en deux jours à peine et c’est une jolie histoire qui se lit très vite. Trop vite peut-être car ce livre, prenant, attachant, manque néanmoins de profondeur pour en faire un vrai bon livre. L’intrigue est un peu caricaturale par moment, les personnages manquent parfois de finesse et de profondeur. Néanmoins, c’est prenant, bien mené. On a envie de connaître la suite. Une lecture plaisir.

¤ Joël Dicker – La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. 

Difficile de passer à côté tant on a parlé de ce roman et de son écrivain. Je crois qu’il y a vraiment deux camps : ceux qui ont aimé et ceux qui ont détesté ce livre. Je dois me ranger dans le premier camp, même si je n’ai pas eu le coup de cœur absolu, notamment en raison du style que je trouve un peu faible. Notamment sur le personnage de Nora auquel j’ai eu souvent du mal à m’attacher véritablement. En revanche, j’ai été très vite emportée par l’intrigue et j’ai dévoré le livre en quelques jours tant j’avais envie de connaître la fin. Certains développements m’ont surpris, j’en avais deviné d’autres (notamment concernant Nora et sa mère). Si vous aimez les romans policiers et les histoires bien ficelées, je ne peux que le conseiller.

Des classiques qui m’ont déçu 

¤ Anne Brontë – Agnès Grey

Élevée au sein d’une famille aimante, la jeune Agnès Grey, fille d’un pasteur ruiné du nord de l’Angleterre, décide de tenter sa chance dans le monde en se faisant gouvernante. Pleine de bonnes intentions mais inexpérimentée, elle se heurte bien vite à l’hostilité des Bloomfield, une famille de commerçants enrichis, égoïstes et snobs. Désarmée face à l’indiscipline des enfants gâtés dont elle a la garde, elle sera renvoyée au bout de quelques mois. Sans désemparer, et dans l’obligation de subvenir à ses besoins, elle trouve alors un emploi chez les Murray. Jusqu’à l’arrivée du jeune vicaire Edward Weston…

Des soeurs Brontë, j’ai énormément aimé Jane Eyre de Charlotte. J’ai depuis longtemps l’envie de découvrir les deux autres sœurs et mon choix s’est porté sur Anne et sur son roman inspiré de son expérience de gouvernante. Je dois dire que j’ai été déçue, notamment par le style (un peu) froid qui manque cruellement du souffle romanesque et mystérieux que j’aime tant dans Jane Eyre. Le personnage d’Agnès est souvent bien trop passif et son caractère accommodant m’a parfois agacé. Anne Brontë était fille de pasteur et cela ressent dans son écriture avec de trop nombreuses références religieuses qui deviennent lassantes (surtout pour une athée comme moi). L’intrigue amoureuse est développée de manière superficielle et la fin bien trop abrupte. On aimerait par exemple qu’elle développe davantage le personnage de Weston qui reste finalement une figure lointaine, leurs rencontres dans la dernière partie du roman étant à peine esquissées également. Je me rends compte que ma critique est pour le moment très négative. Le livre est néanmoins intéressant sur la condition des gouvernantes et certains passages se lisent avec beaucoup de plaisir. Malgré ma déception, j’ai toujours envie de lire le deuxième roman d’Anne Brontë dont j’ai lu par ailleurs de bonnes critiques.

¤ Alexandre Dumas – La Reine Margot

1572. La France des guerres de religion est devenue le champ clos des grands seigneurs et des prétendants au trône. A Paris, le jeune roi protestant de Navarre, le futur Henri IV, vient d’épouser Marguerite de Valois, dite Margot ; mariage politique qui n’empêche pas les Guise et le roi Charles IX de fomenter les horreurs de la Saint-Barthélemy. Sur les pas du jeune comte de La Mole, dont s’éprend éperdument la belle Margot, et de son compagnon, le tonitruant Annibal de Coconnas, nous entrons dans ce labyrinthe d’intrigues, d’alliances, de trahisons.

J’avais ce livre dans ma bibliothèque depuis des années. J’avais aimé le film avec Adjani, la période m’a toujours intéressée. Je n’avais jamais lu de roman de Dumas. Et quelle déception. Il m’a fallu plus d’un mois pour finir ce livre. A vrai dire, je ne sais pas encore pourquoi j’ai tant tenu à le finir… J’ai détesté le style et l’écriture. Les personnages m’ont paru très caricaturaux, les intrigues rédigées de manière brouillonne. Peut-être aurais-je dû lire Les Trois Mousquetaires finalement…!

Dans ma PAL

Kate Morton, La maison du lac – dire que j’attends avec impatience la sortie en poche du dernier roman en date de mon écrivaine fétiche serait un euphémisme…

Joël Dicker, Le secret des Baltimore – j’ai hâte de retrouver Marcus Goldman et le style addictif de Joël Dicker.

Daphné du Maurier, Rebecca – j’ai craqué pour la nouvelle édition poche de ce roman que j’aime beaucoup et que j’ai très envie de relire à cette occasion !

Clare Clark – Retour à Ellinghurst – une belle couverture, un roman qui se passe au début du XXe siècle en Angleterre, des secrets de famille, il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’ajouter ce livre à ma PAL.

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