En été…

Cette semaine, j’ai lu & aimé l’article de Victoria dans lequel elle nous fait partager ses plaisirs de l’été et cela m’a donné envie d’en faire de même. Pourtant, je ne suis pas vraiment une fille de l’été. Je n’aime pas (trop) la chaleur, et dès que les températures dépassent les 30° je ne suis plus bonne à grand chose ! Une fille de l’automne, voire de l’hiver, voilà qui me ressemble davantage. Malgré tout, voici ce que j’aime en été…

Photo – Tim Marshall

– prendre le petit-déjeuner sur le balcon, quand il fait encore frais.

– les journées ensoleillées avec un vent rafraîchissant (25°, ma température idéale).

–  boire un Coca light bien frais ou une bière en terrasse après une belle balade.

– se baigner dans le Rhin – je ne suis pas du tout une bonne nageuse, mais aller se rafraîchir dans le Rhin, en pleine nature, fait partie de ce que je préfère en été ici.

-ouvrir tout grand les fenêtres le matin et le soir.

– les thés glacés maison – j’en fais de plus en plus car c’est très simple, délicieux et sain, du thé en vrac ou en sachet (je mets souvent deux sachets pour plus de goût), un peu de sucre, et je laisse infuser à froid (indispensable pour ne pas avoir un thé trop âcre) pendant plusieurs heures.

– aller se promener le soir, à la fraîche, à pied ou à vélo – cela fait plusieurs semaines que nous allons marcher presque chaque soir dans le quartier et c’est vraiment agréable d’autant plus que , bonus non négligeable, nous avons la chance de croiser beaucoup de chats adorables qui nous viennent nous voir !

– les salades composées et les tomates / mozzarella / basilic du balcon.

– le Mojito maison avec la menthe (toujours du balcon).

– rouler la fenêtre ouverte.

– les vacances, cette année ce sera la traditionnelle semaine en Vendée chez mes beaux-parents et la découverte du Pays-Basque : balades en vélo, glaces, restaurants, balades, baignades – une vraie parenthèse avant de reprendre.

– les glaces (de préférence dans un pot) – je me souviens encore de celles dégustées tous les jours à Arcachon, les meilleures de ma vie je crois.

– lire à l’ombre d’un arbre.

– les ciels roses d’été, quand le soleil se couche.

– les fruits d’été : pastèque, fraises, cerises, pêches, abricots, framboises…

– l’odeur de l’herbe coupée et de la lavande.

– la sensation que le temps ralentit un peu.

Un an sans thyroïde

Source

Notre histoire a vraiment commencé  il y a deux ans. On peut dire que, toi, ma thyroïde, tu avais bien choisi ton moment pour te manifester, quelques semaines avant mon déménagement pour la Suisse et ce changement de vie. Hasard, coïncidence ? Non, pas vraiment. Quand j’ai rencontré mon endocrinologue, il m’a demandé si j’avais eu des bouleversements ou du stress au moment du déclenchement de tout ça, et quand je lui ai raconté tout ce qui se passait à ce moment-là, il m’a interrompu en souriant en me disant que l’explication était toute trouvée. J’ai également un facteur héréditaire, ma grand-mère ayant eu elle aussi des problèmes de thyroïde.

Tout a commencé donc par une prise de sang de contrôle*. Je me sentais stressée, nerveuse, mais je mettais tout ça sur le compte du déménagement. Et puis, les résultats sont tombés. Hyperthyroïdie sévère. Ma thyroïde était en sur-régime et mon taux d’hormones était très bas, quasiment indétectable. Très vite, mon médecin généraliste a diagnostiqué une maladie auto-immune assez courante, la maladie de Basedow. Une maladie auto-immune, c’est une maladie générée par l’organisme face à ces propres tissus ou cellules, dans ce cas une auto-agression de l’organisme contre la glande thyroïde. Mes symptômes ? Je me sentais nerveuse, agitée. J’avais des palpitations (on m’a prescrit des médicaments qui ont fait rapidement disparaître ce symptôme) et, plus désagréable, des bouffées de chaleur très importantes. Je n’ai pas vraiment perdu de poids, en revanche j’avais plus faim et je mangeais davantage sans prendre de poids. On m’a prescrit un traitement pour faire remonter mon taux de TSH. Mais, on m’a aussi demandé de faire des examens supplémentaires.

Dont une échographie de la thyroïde. Et là, on m’a découvert un gros nodule (près de 4 cm) sur un lobe de ma thyroïde. Il a fallu le ponctionner pour analyse. Pour cette première analyse, j’ai eu de la chance car le radiologue était très doux et, si l’examen était désagréable, il n’a pas été douloureux. J’ai également dû passer une scintigraphie afin de voir le fonctionnement de ma thyroïde, et si mon nodule était chaud (donc dû à mon hyperthyroïdie) ou froid (donc sans lien avec ce dérèglement, le nodule peut alors se révéler cancéreux dans 5 à 10% des cas). Mon nodule s’est révélé froid. Le résultat de la ponction était un peu ambigu, sans signe de malignité mais pas totalement bénin non plus et il faut savoir que plus le nodule est gros, plus il est difficile de s’appuyer véritablement sur les résultats d’une ponction pour faire un diagnostic. Ce nodule, je l’avais sûrement depuis quelques années. Il a fallu que ma thyroïde décide de se réveiller pour que je le découvre. J’ai eu de la chance, quelque part. J’ai dû refaire une deuxième ponction. Ce fut une expérience désagréable, douloureuse, avec un médecin peu compatissant et qui m’a effrayé avec un compte-rendu incompréhensible pour moi, empli de jargon médical et de mots compliqués dont je n’ai retenu que les mots « cancer » et « opération ». Il s’avère tout simplement que c’est souvent difficile de déterminer avec certitude si un nodule volumineux est bénin ou non. Le résultat de cette deuxième ponction ? Échantillon non analysable. Tout ça pour ça.

Pendant ce temps, j’ai continué mon traitement et mon hyperthyroïdie a peu à peu disparu. Pas sans effets secondaires, car les hormones, ça chamboule un peu tout. J’ai connu les changements d’humeur, des coups de fatigue, des moments de déprime. J’ai pris du poids aussi, pas énormément, mais suffisamment pour avoir l’impression désagréable de ne plus vraiment contrôler son corps car, malgré une alimentation équilibrée et contrôlée, rien n’y faisait. La balance me narguait, je me sentais plus serrée dans mes vêtements et mal dans ma peau.

Et puis, au bout de plusieurs mois, il a été décidé qu’il était plus sage de m’opérer et de retirer totalement ma thyroïde. On m’a envoyé chez un grand spécialiste, un professeur réputé et spécialisé en cancérologie. Pourtant, je n’ai jamais voulu penser que mon nodule pouvait se révéler cancéreux. Je crois que je ne voulais pas me faire peur. L’opération était programmée, je l’attendais avec impatience. Sous anesthésie générale, près de deux heures d’opération. J’ai eu très mal au cou en raison de la position sur la table d’opération. J’ai eu du mal à supporter les drains de part et d’autre de ma gorge. Mais en dehors de ça, je me sentais bien.

Le contre-coup, je l’ai eu environ six semaines après l’opération. C’est classique visiblement, le temps que le corps évacue les hormones thyroïdiennes produites naturellement et comprenne que désormais, ça va fonctionner différemment. J’ai été très fatiguée, une fatigue particulière qui faisait que je me sentais fatiguée en me réveillant le matin, malgré huit à dix heures de sommeil. Parfois, dans la journée, une lassitude me tombait dessus, sans prévenir et je me sentais molle et sans énergie. Et mon nodule dans tout ça ? Il s’est avéré bénin. Pas de cancer. Rien. Le soulagement, je l’ai vraiment ressenti quand j’ai revu mon endocrinologue et qu’il m’a regardé avec surprise et soulagement en lisant mes résultats. « Vous avez eu de la chance, j’avais quand même un peu peur » m’a t-il dit.

Désormais, ma thyroïde, je vis sans toi. Comme des millions de personnes. Je prends chaque matin, à jeun, mon petit comprimé. Ce sera comme ça toute ma vie.

Reste à trouver le bon dosage. C’est en cours. En janvier, je suis allée faire un premier contrôle et les résultats étaient très mauvais. J’étais en hypothyroïdie assez importante. Après l’hyper, l’hypo. ! J’aurais tout connu avec toi décidément ! Je m’en doutais. Je me sentais faible, fatiguée, sans énergie, j’ai pris du poids (oui, encore). Alors, on tâtonne, on essaye. Aujourd’hui, j’attends, car il faut plusieurs mois pour voir si le traitement est adapté. Je me sens mieux. J’ai réussi à maigrir un peu, j’ai l’impression d’avoir repris le contrôle de mon corps et de mes émotions, je me sens moins fatiguée. Ma cicatrice disparaît peu à peu. Un an déjà depuis l’opération.

Les problèmes de thyroïde sont communs, répandus. Les symptômes ne sont souvent pas graves, mais pourtant peuvent être désagréables ou handicapants. Cette fatigue qui vous tombe dessus, les émotions exacerbées, se sentir fragile. Les variations de poids. Cette sensation que votre corps vous échappe, vous joue des tours. Et cette fragilité du dosage, qui peut convenir un moment et ne plus convenir quelques mois plus tard. J’avais envie de partager ça ici, parce que peut-être aussi que vous aussi, cela vous concerne et que vous avez envie d’en parler.

Tu vois ma chère thyroïde, tu as beau ne plus être là, toi et moi, on va continuer à vivre ensemble…

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* Quand on mesure les hormones thyroïdiennes, on utilise trois indicateurs principaux :

  • la TSH (thyréostimuline) l’hormone sécrétée par l’hypophyse. Cette hormone est importante car elle stimule la glande thyroïde pour qu’elle produise et libère les hormones thyroïdiennes.
  • les deux hormones thyroïdiennes (T3 et T4), indispensables au bon fonctionnement de notre métabolisme.

Lorsque le taux de la TSH augmente, les taux d’hormones thyroïdiennes diminuent, et vice-versa. Il y a donc deux grands cas de dérèglement de la thyroïde :

  • soit la TSH est basse : dans ce cas, la thyroïde fabrique trop d’hormones. C’est l’hyperthyroïdie.
  • soit la TSH est haute : dans ce cas, la thyroïde ne fabrique pas assez d’hormones, le corps fonctionne au ralenti. C’est l’hypothyroïdie.

Les petites victoires

Pour vous, mes petites victoires ne seront peut-être que des petits riens, des habitudes ancrées dans votre quotidien qui vous paraissent naturelles, banales. Pourtant, je crois qu’on en a tous. Des petits moments où on se dépasse, où on se fait peut-être un peu violence, où l’on combat les peurs bien ancrées. Où on se sent (un peu) fière au quotidien de ce que l’on a accompli.

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A vrai dire, cette note est partie d’un rien. Cette semaine, j’ai reçu deux robes que j’ai acheté chez Zalando de la marque Louche. Comme je ne suis pas du genre à poser devant un objectif et à vous faire partager ces robes portées par moi, je vous laisse quand même les liens ici & là si jamais mes achats vous intéressent. Bref, ces robes sont un peu différentes de ce que j’achète d’habitude, notamment par leurs imprimés un peu… flashy (?) (terme qui ne me convient pas tout à fait, mais à défaut d’un autre…) et quand je les ai essayées, j’ai cligné des yeux car j’avais un peu de mal à me reconnaître dans la glace. Et puis, je me suis trouvée bien dedans, et j’ai pensé que je tenais là une nouvelle petite victoire dans la quête longue et parfois difficile de l’acceptation de soi. Et puisqu’on parle d’acceptation de soi, c’est aussi pour moi acheter des shorts pour cet été, et tant pis pour mes cuisses que je déteste (oui, dans le top 5 de mes complexes, je crois bien que mes cuisses sont en pôle position). C’est donc (joliment) parée d’un short jaune et d’un short bleu à pois que je continue le combat contre mes complexes.

La transition peut prêter à sourire, mais parmi mes petites victoires personnelles, il y a celle de savoir dire non aux achats compulsifs (et donc de dire oui aux achats réfléchis qui font vraiment plaisir). J’ai longtemps été celle qui achetait pour « pas cher », parfois par impulsion, pour satisfaire une envie pressante et jamais vraiment réfléchie. Rarement, j’ai regretté ces achats car, le plus souvent, je portais ce que j’achetais, mais pourtant, j’ai fini par en avoir trop. Aujourd’hui, deux déménagements et un grand tri plus tard, je réfléchis avant d’acheter, et j’apprécie bien plus mes achats depuis qu’ils se sont raréfiés. Acheter moins, mais mieux est tellement plus gratifiant.

La petite victoire pour l’élève timide et angoissée que j’étais, notamment pendant les cours de langue, c’est de parler anglais au travail tous les jours depuis que nous sommes installés ici car dans mon école, la langue principalement parlée pendant les leçons et entre collègues est l’anglais. Pourtant, j’ai toujours aimé l’anglais, et sans prétention, je pense le lire, le comprendre, l’écrire plutôt bien. Mais j’ai toujours eu cette appréhension de le parler. Sacré défi donc que de devoir le pratiquer au quotidien au travail pour moi. Alors, bien sûr, je fais parfois des fautes, j’hésite, je bafouille, sous l’effet du stress notamment. Parfois, j’ai du mal à suivre quand les conversations s’entremêlent, mais malgré tout, j’ai la satisfaction d’avoir vaincu ma timidité et ma peur et de parler anglais plutôt bien. Peut-être que mon accent reste très imparfait, mais peu importe non ? Rien ne m’agace plus que ceux qui se moquent des accents des autres quand ils parlent une langue étrangère, qui font des remarques pointant les erreurs et maladresses. Essayer, faire un effort, c’est bien plus important non, et tant pis si ce n’est pas parfait. Faire preuve de bienveillance envers et soi et envers les autres.

Et puis, j’ai une (forte) tendance à la procrastination. Alors, quand je suis à jour dans ma liste de choses à faire, quand j’ai enfin accompli les démarches administratives que j’ai trop laissé traîner, je me sens tellement satisfaite et libérée que cela ne fait que m’encourager à ne pas tomber une fois de plus dans le piège de la procrastination ! Procrastination, paresse, deux faces de la même pièce de mes défauts. Alors, enfiler les baskets pour aller marcher une heure en forêt ou profiter des débuts de soirée d’été pour aller se promener le soir au lieu de rester devant les écrans, cela fait incontestablement partie de ces petites victoires sur moi-même et qui me donnent le sourire.

Vous aussi, vous en avez des petites victoires sur vous-mêmes ?

Les petits riens

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Quatre jours de pont au petit goût de vacances. Le soleil, des grillades au barbecue. Une balade entre Rhin et forêt de dix kilomètres et une bière fraîche dégustée sur le balcon. Le lac de Zürich et les belles maisons autour et se prendre à rêver tout haut « ah si on était riche… ». La première baignade dans le Rhin, enfin seulement les mollets. Le petit restaurant français caché au fond d’une ruelle de Constance. Les fraises et framboises avec du sucre (et parfois un peu de chantilly). Chanter « Galway Girl » à tue-tête. Le retour des salades composées midi et soir. Le guacamole maison dans le burger ou avec du saumon fumé ou tout simplement juste comme ça. Renouveler un peu la garde-robe fatiguée de l’été. Oser les shorts pour essayer de faire taire les complexes. Lire et acheter des livres. Dévorer le dernier Kate Morton en trois jours. Des jolies espadrilles chez Esprit. Les marinières. L’air frais quand on ouvre enfin les fenêtres le soir. L’odeur de la pluie d’orage. Acheter des plantes aromatiques (coriandre, basilic, ciboulette, thym, menthe) et de la lavande pour le balcon. Conduire la fenêtre ouverte. La limonade au citron. Le rose des ciels d’été. Craquer pour un nouveau mug parce que je n’ai pas pu résister à la phrase « Live, Love, Read ». Une orchidée blanche. Chercher un restaurant pour fêter nos quatre ans.

Lectures (1)

J’ai envie de vous parler de livres ici. De partager de temps en temps, sans rythme de publication établie, des histoires que j’ai aimé, des livres qui m’ont fait m’évader pendant plusieurs heures. Parce que la lecture fait partie de mon quotidien. Pour cette première note lecture, je vous parle (brièvement) des livres lus depuis ces derniers mois.

Crédit – Ben White

Les vrais coups de cœur

¤ Robert Galbraith – La série des enquêtes de Cormoran Strike 

L’Appel du Coucou : Lula Landry, jeune mannequin en pleine gloire, est retrouvée morte au pied de son domicile, décédée à la suite d’une chute du balcon de son appartement. L’enquête policière conclut à un suicide. Mais John Bristow, frère de la défunte, est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre. Il engage alors un détective privé, Cormoran Strike. Aidé de sa jeune et toute nouvelle secrétaire Robin Ellacott, Cormoran va peu à peu détricoter les mailles de cette affaire plus complexe qu’elle n’en avait l’air au premier abord.

Le Ver à soie : Leonora Quine, femme de l’écrivain Owen Quine, engage le détective privé Cormoran Strike à la suite de la disparition de son mari dix jours plus tôt. Avec l’aide de sa secrétaire Robin qui va petit à petit se muer en apprentie, Cormoran va tout d’abord découvrir le corps de l’écrivain, atrocement mutilé, dans un atelier d’artiste que la victime détenait avec un collègue écrivain. 

La Carrière du mal : Robin Ellacot, secrétaire et associée dans les faits du détective privé Cormoran Strike, reçoit un paquet contenant une jambe féminine sectionnée accompagnée d’une lettre. Cet indice met le détective sur la trace de trois de ces anciennes connaissances. Un jeu de chat et la souris va se mettre en place entre l’homme ayant envoyé la jambe et Robin qu’il ne cesse de traquer, Cormoran faisant tout pour tenter d’éloigner au maximum sa secrétaire du danger.

Je triche un peu car j’ai dévoré ces trois romans policiers en novembre dernier, mais j’ai eu un tel coup de cœur que ça aurait été dommage de les laisser de côté. Robert Galbraith, c’est en réalité J.K Rowling et cette seule mention suffit à donner envie à beaucoup de lire ces romans policiers. Ce n’était pas mon cas parce que je n’ai pas lu Harry Potter et que je reste totalement hermétique à cet univers de magie. Ce qui m’a attiré davantage, c’est le style policier et les très bonnes critiques que j’ai lu ici et là. J.K Rowling a tout d’abord écrit de très bonnes intrigues policières que j’ai eu du mal à lâcher, tant les fausses pistes se multiplient jusqu’aux révélations finales, toujours inattendues. Et puis, il y a les personnages. Attachants, imparfaits, humains en somme que l’on prend un grand plaisir à retrouver dans les différents romans. Cormoran Strike, un ex-lieutenant de l’armée, amputé suite à la guerre reconverti en détective, prêt à mettre la clé sous la porte au début du premier roman est à la fois impressionnant par son intelligence et touchant par ses failles. Il est épaulé par Robin, une jeune intérimaire qui débarque à l’agence pour quinze jours et finit par se prendre de passion pour la carrière de détective. Au fil des intrigues, on découvre également le passé de Robin et le troisième roman lui laisse une place plus importante  à mon plus grand plaisir. Bref, je suis devenue une fan inconditionnelle de Cormoran Strike et j’attends avec beaucoup d’impatience la sortie du quatrième tome (d’autant plus que la fin du troisième volume est pour le moins…frustrante !). A noter aussi qu’une adaptation sera bientôt diffusée sur la BBC avec Tom Burke et Holliday Grainger.

¤ Iona Grey – Lettres à Stella

À la nuit tombée, fuyant la violence de son compagnon, une jeune femme court dans les rues glacées de Londres. Jess n’a nulle part où aller. Surgissant dans une ruelle déserte, elle trouve refuge dans une maison abandonnée. Le lendemain matin, le facteur glisse une lettre mystérieuse par la porte. Incapable de résister à la tentation, Jess ne peut s’empêcher de la lire et se retrouve plongée dans une histoire d’amour d’un autre temps. 1943. Dans une église de Londres  bombardée par le Blitz, Stella rencontre Dan, un aviateur américain. Très vite, ils sont irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Leur histoire est a priori impossible. Rien ne joue en leur faveur : elle vient de se marier à un pasteur, lui n’a qu’une chance sur cinq de sortir vivant de cette guerre. Perdus et sans repères, la seule chose à laquelle les deux amants peuvent s’accrocher sont les lettres qu’ils s’écrivent, promesses d’un bonheur à venir. Le temps a passé, le destin est cruel, mais Jess est déterminée à savoir ce qui leur est arrivé. Inspirée par cet amour, portée par son enquête, elle trouvera à son tour les clefs d’un avenir meilleur.

Ma première lecture de l’année 2017 a été un véritable coup de cœur et j’avais vraiment envie de vous parler un peu de ce roman, d’autant plus qu’il sort en poche très bientôt. J’ai été happée par cette histoire d’amour toujours belle, jamais niaise, mais entière et très émouvante. J’aime les romans qui me font voyager à différentes époques et j’ai retrouvé cet aspect avec plaisir dans l’intrigue qui se passe à la fois aujourd’hui à Londres et pendant la Seconde Guerre mondiale. Jess et Stella, les deux héroïnes, sont des femmes fortes, qui vivent chacune des moments difficiles. Jess, victime d’une relation toxique, se retrouve seule, démunie et effrayée dans les rues de Londres. Stella, douce et gentille, se retrouve piégée dans un mariage sans amour. Sur les traces de Jess, on suit avidemment l’histoire d’amour de Dan et Stella et la fin m’a énormément émue. Jamais mièvre, toujours fin et juste, ce livre est une pépite. Et je garde toujours dans un coin de ma tête cette phrase qu’écrivait toujours Dan dans ses lettres à Stella : « prends soin de toi pour moi ».

De jolies histoires et des romans que j’ai aimé

¤ Katherine Webb – La Vérité autour d’Alice

Angleterre, 1821. En épousant Richard, Rachel Crofton croyait enfin échapper à son destin de gouvernante. Mais derrière le commerçant affable se cache un homme colérique et opportuniste… Pour tromper l’ennui, Rachel accepte la proposition de lady Alleyn de lui faire rencontrer son fils reclus, Jonathan, vétéran de la guerre d’Espagne. Dès sa première visite, Rachel comprend que les apparences masquent de profondes failles : pourquoi Jonathan réagit-il si vivement à sa vue ? Qui était Alice, sa fiancée disparue et à qui Rachel ressemble si fortement ? Décidée à percer le secret de la maison Alleyn, Rachel n’a bientôt plus qu’une idée en tête : découvrir la vérité à propos d’Alice…

C’est le troisième roman que je lis de cette écrivaine. Si le premier, L’Héritage, m’avait beaucoup plu, j’avais été moins convaincue par Pressentiments. Dans La Vérité autour d’Alice, on retrouve des thèmes qui me sont chers : des secrets à percer, une héroïne attachante, des histoires qui s’échelonnent dans le temps. Katherine Webb m’a emmené avec elle et j’ai eu du mal à refermer ce livre tant j’avais envie de percer le secret sur l’identité d’Alice. J’ai également aimé découvrir l’atmosphère dépeinte dans le roman, celle du début du XIXe siècle en Angleterre ainsi que le thème des blessures psychologiques des guerres napoléoniennes à travers le personnage de Jonathan. L’atmosphère est souvent sombre, comme les journées brumeuses et humides de Bath où se déroule l’intrigue et les thèmes abordés difficiles. Malgré quelques longueurs, c’est un roman que j’ai beaucoup aimé.

¤ Hannah Richell – Un fragile espoir

À 25 ans, Dora mène la vie rêvée d’une jeune Londonienne : un fiancé attentionné, un travail épanouissant, une belle maison au cœur de la ville et un bébé prévu pour l’hiver… Pourtant, son passé la hante encore. Quinze ans plus tôt, Alfie, le jeune frère de Dora, a mystérieusement disparu sur la plage alors que sa sœur Cassie et elle devaient le surveiller. Décidée à vaincre ses fantômes avant l’arrivée de son bébé, Dora retourne sur les terres de son enfance et emprunte le douloureux chemin qui la mènera vers la vérité… 

J’aime les histoires qui parlent de familles, de secrets comme le montrent mes lectures. C’est donc ce qui m’a attiré dans ce roman. Plus que la vérité autour de la disparition d’Alfie, c’est surtout l’histoire de comment une famille survit à un tel drame qui m’a plu et qui m’a fait aimer ce livre. Les personnages sont attachants, et je me suis parfois retrouvée en Dora dont le regard nous accompagne pendant la lecture. Peut-être parfois trop prévisible, avec une fin peut-être trop heureuse, cela reste un livre que j’ai apprécié.

¤ Kathryn Hughes  – Il était une lettre

Tina est malheureuse auprès d’un mari trop porté sur la boisson et souvent violent. Le week-end, elle se réfugie dans une boutique caritative. C’est alors que sa vie bascule lorsqu’elle y découvre une lettre dans la poche d’un vieux costume. Cette lettre n’a jamais été ouverte, le timbre n’est pas cacheté et elle date de septembre 1939 : c’est une demande en mariage. Très émue que la destinataire n’ait jamais reçu cette demande, Tina va mener l’enquête et découvrir l’histoire bouleversante d’un amour impossible… 

J’ai dévoré ce livre en deux jours à peine et c’est une jolie histoire qui se lit très vite. Trop vite peut-être car ce livre, prenant, attachant, manque néanmoins de profondeur pour en faire un vrai bon livre. L’intrigue est un peu caricaturale par moment, les personnages manquent parfois de finesse et de profondeur. Néanmoins, c’est prenant, bien mené. On a envie de connaître la suite. Une lecture plaisir.

¤ Joël Dicker – La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. 

Difficile de passer à côté tant on a parlé de ce roman et de son écrivain. Je crois qu’il y a vraiment deux camps : ceux qui ont aimé et ceux qui ont détesté ce livre. Je dois me ranger dans le premier camp, même si je n’ai pas eu le coup de cœur absolu, notamment en raison du style que je trouve un peu faible. Notamment sur le personnage de Nora auquel j’ai eu souvent du mal à m’attacher véritablement. En revanche, j’ai été très vite emportée par l’intrigue et j’ai dévoré le livre en quelques jours tant j’avais envie de connaître la fin. Certains développements m’ont surpris, j’en avais deviné d’autres (notamment concernant Nora et sa mère). Si vous aimez les romans policiers et les histoires bien ficelées, je ne peux que le conseiller.

Des classiques qui m’ont déçu 

¤ Anne Brontë – Agnès Grey

Élevée au sein d’une famille aimante, la jeune Agnès Grey, fille d’un pasteur ruiné du nord de l’Angleterre, décide de tenter sa chance dans le monde en se faisant gouvernante. Pleine de bonnes intentions mais inexpérimentée, elle se heurte bien vite à l’hostilité des Bloomfield, une famille de commerçants enrichis, égoïstes et snobs. Désarmée face à l’indiscipline des enfants gâtés dont elle a la garde, elle sera renvoyée au bout de quelques mois. Sans désemparer, et dans l’obligation de subvenir à ses besoins, elle trouve alors un emploi chez les Murray. Jusqu’à l’arrivée du jeune vicaire Edward Weston…

Des soeurs Brontë, j’ai énormément aimé Jane Eyre de Charlotte. J’ai depuis longtemps l’envie de découvrir les deux autres sœurs et mon choix s’est porté sur Anne et sur son roman inspiré de son expérience de gouvernante. Je dois dire que j’ai été déçue, notamment par le style (un peu) froid qui manque cruellement du souffle romanesque et mystérieux que j’aime tant dans Jane Eyre. Le personnage d’Agnès est souvent bien trop passif et son caractère accommodant m’a parfois agacé. Anne Brontë était fille de pasteur et cela ressent dans son écriture avec de trop nombreuses références religieuses qui deviennent lassantes (surtout pour une athée comme moi). L’intrigue amoureuse est développée de manière superficielle et la fin bien trop abrupte. On aimerait par exemple qu’elle développe davantage le personnage de Weston qui reste finalement une figure lointaine, leurs rencontres dans la dernière partie du roman étant à peine esquissées également. Je me rends compte que ma critique est pour le moment très négative. Le livre est néanmoins intéressant sur la condition des gouvernantes et certains passages se lisent avec beaucoup de plaisir. Malgré ma déception, j’ai toujours envie de lire le deuxième roman d’Anne Brontë dont j’ai lu par ailleurs de bonnes critiques.

¤ Alexandre Dumas – La Reine Margot

1572. La France des guerres de religion est devenue le champ clos des grands seigneurs et des prétendants au trône. A Paris, le jeune roi protestant de Navarre, le futur Henri IV, vient d’épouser Marguerite de Valois, dite Margot ; mariage politique qui n’empêche pas les Guise et le roi Charles IX de fomenter les horreurs de la Saint-Barthélemy. Sur les pas du jeune comte de La Mole, dont s’éprend éperdument la belle Margot, et de son compagnon, le tonitruant Annibal de Coconnas, nous entrons dans ce labyrinthe d’intrigues, d’alliances, de trahisons.

J’avais ce livre dans ma bibliothèque depuis des années. J’avais aimé le film avec Adjani, la période m’a toujours intéressée. Je n’avais jamais lu de roman de Dumas. Et quelle déception. Il m’a fallu plus d’un mois pour finir ce livre. A vrai dire, je ne sais pas encore pourquoi j’ai tant tenu à le finir… J’ai détesté le style et l’écriture. Les personnages m’ont paru très caricaturaux, les intrigues rédigées de manière brouillonne. Peut-être aurais-je dû lire Les Trois Mousquetaires finalement…!

Dans ma PAL

Kate Morton, La maison du lac – dire que j’attends avec impatience la sortie en poche du dernier roman en date de mon écrivaine fétiche serait un euphémisme…

Joël Dicker, Le secret des Baltimore – j’ai hâte de retrouver Marcus Goldman et le style addictif de Joël Dicker.

Daphné du Maurier, Rebecca – j’ai craqué pour la nouvelle édition poche de ce roman que j’aime beaucoup et que j’ai très envie de relire à cette occasion !

Clare Clark – Retour à Ellinghurst – une belle couverture, un roman qui se passe au début du XXe siècle en Angleterre, des secrets de famille, il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’ajouter ce livre à ma PAL.

Vous pouvez aussi suivre mes lectures sur Goodreads 

Avril

 

Crédit – Apeirophilia – Flickr

Chère Céline,

Tu as eu envie de recommencer un blog, une fois de plus. Tu ne sais pas encore si tu arriveras à écrire régulièrement, et pour être honnête, tu es un peu terrifiée par ce syndrome de la page blanche qui semble te hanter trop souvent. Et puis, ton manque de confiance en toi fait que parfois, quand tu lis les mots des autres, tu les trouves bien plus jolis et les tiens te paraissent si maladroits. Et puis, tu secoues la tête pour chasser ces petits nuages noirs. Parce que tu sais au fond que chacun a sa place, sa voix, et que la tienne ne vaut pas moins qu’une autre. Alors, tu respires, tu mets une jolie chanson qui te fait sourire, et tu écris.

Tu regardes par la fenêtre, il pleut, c’est comme ça depuis trois jours. Tu es un peu triste, car tu aurais aimé pouvoir profiter du soleil pour ta deuxième semaine de vacances. Tu repenses avec un pincement de nostalgie que la semaine d’avant, tu étais en Normandie. Tu souris en repensant à cette semaine où tu as ajouté de jolis moments à ta boîte de souvenirs. Tu penses à la complicité que tu partages avec ta mère, et tu te sens chanceuse aussi parce que tu sais que d’autres n’ont pas ta chance. C’était chouette de partager ces balades en ville avec elle, d’aller au restaurant, de boire du thé, de parler de sujets graves ou totalement futiles, de faire du shopping, de lui offrir cette dernière soirée dans votre crêperie fétiche. Ce n’était pas facile de repartir. Même si tu as retrouvé ta moitié, ta vie de l’autre côté de la frontière – et cette vie, tu l’aimes, tu es fière de ce que tu as accompli – tu ne peux pas empêcher les larmes de perler à tes yeux sur le quai de la gare et de ressentir le manque, la nostalgie aussi.

Tu penses beaucoup aussi, c’est ça quand tu as du temps à toi. Tu penses à l’avenir. Tu fais des projets, tu imagines des scénarios, tu crains parfois, tu espères aussi. Tu te sens bien plus sereine depuis que tu sais que tu auras un travail à mi-temps à l’école à la rentrée. Tu es fière aussi d’avoir réussi à te construire une petite carrière toute seule ici. Tu es reconnaissante aussi, parce que tu peux t’appuyer sur un roc solide et plein d’amour et de confiance en toi. Tu es heureuse. Tu es amoureuse et épanouie.

Tu te regardes dans le miroir d’un œil trop souvent critique, parfois encore trop exigeant. La bienveillance envers soi est un long chemin. Tu as encore quelques kilos à perdre pour te sentir mieux, mais tu sens que tu as repris le contrôle de ton corps un peu malmené par les hormones thyroïdiennes depuis deux ans. Tu trouves que ta cicatrice se voit encore bien trop, et comme la patience n’est pas ton point fort, tu attends avec impatience qu’elle ne soit plus qu’un lointain souvenir. Tu as coupé tes cheveux et tu sens très bien avec ce carré court, comme si tu t’étais un peu retrouvée, et puis ça te donne bonne mine te dit-on alors… Tu es ravie de voir des marinières un peu partout dans les magasins, et tu en as déjà ajouté deux à ta garde-robe.

Tu as renoué le fil d’une amitié abîmée, à distance. Elle te manquait, alors tu es heureuse d’avoir de nouveau ce lien entre vous. Malgré tout, tu restes un peu prudente. Le passé t’a appris que son mal-être pouvait être si envahissant, presque toxique. Elle ne va pas bien à nouveau et ça te rend tellement triste. Tu l’écoutes, tu l’encourages, tu la conseilles, mais tu n’as plus peur comme avant de lui dire quand tu penses qu’elle a tort. Tu aimerais tant qu’elle soit épanouie, heureuse. Que votre relation soit vraiment comme avant. Même si tu sais que ce n’est pas possible, car tu as changé, tu n’es plus la même, et puis elle aussi a changé. Tu aimerais qu’elle puisse elle aussi  enfin connaître le bonheur d’être aimée et d’aimer.

Quand tu as commencé à écrire cette lettre, tu t’es inspirée d’un chapitre du livre de Sara Bareilles et d’une de ses chansons. Cet hiver, tu as lu son livre que tu as beaucoup aimé. Tu as aimé la personne sincère, généreuse, honnête, qui se livre toujours avec pudeur et émotion à travers ses chansons et ses mots. Tu as été si touchée par ce chapitre dans lequel elle partage une série de lettres qu’elle écrit à elle-même à différents moments clés de sa vie que tu as eu envie à ton tour de t’essayer à cet exercice. Peut-être que tu continueras à t’écrire ainsi. En attendant, tu écoutes cette chanson.

 

Recommencer

Une page blanche à remplir. Un nouvel espace à créer. Et toujours cette question du comment (re)commencer. Et puis, je me suis souvenue d’une conversation sur Twitter entre deux blogueuses que j’aime énormément, Célie et Camille. La première suggérait une liste de j’aime pour inaugurer un nouveau blog et je me souviens avoir trouvé l’idée très chouette et je l’ai gardée dans un coin de tête en me disant « tiens, si un jour je retrouvais un peu l’inspiration pour poser à nouveau quelques mots sur la toile… ». J’ai aimé cette idée aussi parce qu’elle correspond assez bien à l’atmosphère que j’ai eu envie de recréer ici. Un espace simple, épuré, pour y consigner petits (et grands) sourires et bonheurs, plaisirs simples, envies, lectures, doutes et interrogations, escapades. La vie, ma vie, le plus simplement et le plus sincèrement possible. A celles qui me sont toujours fidèles, merci. A ceux qui me découvriront ici, bienvenue.

Crédit : Artem Kovalev – Unsplash

J’aime…

Les promenades au bord de l’eau. Il y a eu la Seine, la petite rivière que l’on voyait depuis notre canapé. Aujourd’hui, c’est le Rhin qui est le décor de mes promenades et respirations quotidiennes.

Lire. Tous les jours, ou presque. Lire ce qui me fait envie, sans rien s’interdire, sans snobisme ni barrières ni idées préconçues. Ce plaisir de lire m’accompagne depuis l’enfance, j’ai renoué avec il y a quelques années et aujourd’hui, lire fait partie de ces respirations-plaisirs indispensables.

La mer en hiver. Quand la plage est déserte, que le vent souffle et que l’on regarde les vagues emmitouflés avec une écharpe et un bonnet. L’air frais, pur, qui semble chasser un peu les pensées et remettre tout en perspective.

Découvrir. Enseigner. Transmettre. Partager. Cultiver la bienveillance et les sourires. La gentillesse, qui passe trop souvent pour une faiblesse mais qui est une force pour moi. Le plaisir simple des moments sans prétention et d’une vie calme.

La gourmandise d’une crêpe à la crème de marrons, celle de manger du Nutella à la cuillère. Boire des mugs de thé, tous les jours. Notamment du Earl Grey qui restera mon thé fétiche à jamais.

Les achats réfléchis-plaisir. Ne plus céder aux impulsions, savoir écouter le moindre doute et reposer le vêtement sur le rayonnage. Essayer de mieux consommer aussi.

Un joli rouge à lèvres. Un peu de maquillage. Sourire en se regardant dans la glace en se trouvant un peu jolie. Hausser les épaules en se disant que je ne serais jamais cette fille qui sait appliquer un trait d’eye-liner sur ses paupières qui resteront probablement vierges de ce trait noir pourtant si répandu.

L’odeur des draps propres. L’odeur du gazon juste tendu. L’odeur de mon parfum. L’odeur de son parfum. Son odeur sur l’oreiller.

Ecouter la radio en travaillant. Ecouter de la musique. Chanter à tue-tête parfois. Regarder des live de Sara Bareilles et se dire, toujours, qu’elle est tout simplement parfaite

Nos escapades en France. Strasbourg et l’Alsace. Revoir la Normandie. Les petits plaisirs simples comme celui de manger un vrai pain au chocolat ou d’entendre parler français.

Rêver, imaginer, penser. Rire. S’aimer et faire des projets.