{Tag} Les classiques

Aujourd’hui, on parle lecture avec un tag trouvé chez Victoria sur les classiques ! J’ai pris beaucoup de plaisir à répondre à ce tag et je ne pensais pas que cette note serait aussi longue à vrai dire !

Mon classique préféré 

Impossible de faire un choix donc j’ai un peu triché et choisi de vous présenter mes classiques préférés !

* Orgueil et Préjugés de Jane Austen : oui, ce n’est pas une grande surprise, vous le savez, je suis une « Janeite ». Donc forcément, je me devais de parler de ce roman qui est mon préféré. Je l’ai lu plusieurs fois, à la fois en français puis en anglais et je l’aime toujours autant. J’aime les personnages, l’histoire d’amour, l’humour de Jane Austen, ses descriptions, l’ambiance qui s’en dégage. J’aime tout de ce roman qui reste mon roman fétiche.

* Persuasion de Jane Austen : je suis en réalité incapable de choisir entre ces deux romans de Jane Austen. Persuasion est sans doute moins connu du grand public, il s’agit du dernier roman de l’écrivaine (il est d’ailleurs paru après sa mort) et c’est le seul roman qui est publié sous la forme du manuscrit original. Plus sombre, plus mélancolique aussi sans doute, on y retrouve les thèmes chers à Jane Austen : la condition féminine, les relations et les hiérarchies sociales et, évidemment, une histoire d’amour contrariée. J’ai une tendresse toute particulière pour l’héroïne du roman, Anne Elliot, timide, réservée, mais aussi généreuse et intelligente. Si j’aime autant ce roman, c’est aussi pour la lettre de Wentworth à Anne à la fin du roman, sans doute une des plus belles déclarations d’amour pour moi.

* Jane Eyre de Charlotte Brontë : là encore un grand classique de la littérature anglaise du XIXe siècle que j’ai lu plusieurs fois, d’abord en français puis en version originale. C’est un livre romanesque, profond et dense. On sursaute avec Jane Eyre dans les recoins sombres de Thornfied Hall, on est fascinés comme elle par le mystérieux Rochester. Jane Eyre est une femme indépendante, courageuse, sensible et finalement très moderne pour son époque et c’est en grande partie ce que j’aime dans ce roman. C’est un très beau livre que je relis toujours avec énormément de plaisir.

* Bel-Ami de Maupassant : Maupassant est un des mes écrivains français préférés et Bel-Ami reste pour moi son meilleur roman. J’ai trouvé passionnante cette plongée dans le monde du journalisme et de la politique de la fin du XIXe siècle, l’ascension sociale de ce personnage sans grande moralité.

* L’Etranger de Camus : je ne remercierais jamais assez ma professeur de français en Seconde de m’avoir fait découvrir ce roman. Durant cette année scolaire, elle nous a fait lire un roman toutes les trois semaines et parmi ceux-là, il y avait ce classique de Camus. Je l’ai relu depuis et j’ai sans doute encore mieux appréhendé son style, ses thèmes. C’est un roman fascinant.

Un classique que je n’ai pas aimé

* Le Père Goriot d’Honoré de Balzac : lu au lycée, je m’étais ennuyée à mourir. Je l’ai relu l’an dernier pour le travail, et rien n’y fait, je n’ai rien ressenti de particulier ! Trop descriptif peut-être pour moi, rien à faire, je n’accroche décidément pas !

* La Reine Margot d’Alexandre Dumas : je crois en avoir parlé l’an dernier, mais j’ai détesté ce livre. Il m’a fallu plus d’un mois pour le lire ! Je n’ai pas aimé le style ni la construction de l’intrigue que j’ai trouvé maladroite. Moi qui avais envie de lire Les Trois Mousquetaires, j’avoue être très réticente désormais !

Mon personnage de roman classique préféré

Pour son indépendance d’esprit, son goût pour la lecture, son envie de devenir écrivaine : Jo March de Little Women de Louisa May Alcott. J’aurais pu citer évidemment Elizabeth Bennet dans Pride and Prejudice dont j’apprécie aussi le caractère affirmé, l’indépendance et le goût pour la lecture et la marche ! Jane Eyre pour sa modernité et son indépendance d’esprit.

Mon courant littéraire favori

Au vu de mes classiques favoris et de mes goûts en général, je pense que mon courant littéraire favori est la littérature anglaise du XIXe siècle. J’ai encore beaucoup d’auteurs à découvrir : Thomas Hardy, Henry James, Oscar Wilde….

La lacune littéraire dont j’ai honte

Je ne sais pas si le mot « honte » est vraiment approprié, mais il est vrai qu’il y a un certain nombre de classiques que je n’ai pas lu et que j’ai parfois un peu honte de l’avouer ! Pour autant, je me dis, d’une part, que j’ai encore bien le temps de lire certains d’entre eux et, d’autre part, je n’aime pas du tout la notion « d’obligation » en matière de lecture. Je lis ce qui me fait envie et un point c’est tout ! Bref, n’ayant notamment pas fait une série L au lycée (mais une série ES) ni une prépa par la suite, je suis passée à côté de certains classiques, notamment français du XVIIIe siècle ou du XIXe siècle qui sont souvent des lectures obligatoires dans ces sections ! Ainsi, j’ai beau être Rouennaise, je n’ai jamais lu Flaubert ! J’ai sans doute été influencée par ma mère qui a détesté Madame Bovary et qui m’a transmis aussi mon goût de la lecture ! J’avoue aussi avoir peu lu de théâtre (Molière, mais pas Corneille par exemple, et là aussi pour une Rouennaise c’est un peu honteux…!) et avoir une connaissance de la poésie très limitée ! De même, j’aimerais découvrir davantage la littérature américaine du début du XXe siècle.

Les classiques que je veux lire très bientôt

Je me suis aperçue qu’il y a finalement un certain nombres de classiques qui m’attendent dans ma bibliothèque ! On y retrouve Emilie Brontë et Les Hauts de Hurlevent ainsi que Wildfell Hall d’Anne Brontë (dont j’ai lu le Agnès Grey que j’avais moyennement aimé). J’ai aussi hâte de me plonger dans Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy (ainsi que de visionner le film) et dans La Dame en banc de Wilkie Collins. Récemment, j’ai également acheté Le Secret de Lady Audley de Mary Elisabeth Braddon, attirée par l’avis si enthousiaste de Victoria. Enfin, je veux absolument enfin lire Anna Karénine de Tolstoï ! Finalement, on retrouve encore beaucoup de littérature anglaise du XIXe siècle dans mes futures lectures.

Mon adaptation ciné / télé préférée

* Nord et Sud (North & South), adaptation BBC de 2004 : c’est une des rares fois où j’ai vu l’adaptation avant de lire le roman. Cette adaptation est un vrai bijou et j’aime la regarder régulièrement. Et le charme de Richard Armitage n’y est pas pour rien…! Cette mini-série en quatre épisodes de 50 minutes présente d’abord le choc de deux Angleterre  : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre. Entre les deux, la figure de l’héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Son père renonce à l’Église et déracine sa famille pour s’installer dans une ville du Nord. Margaret va devoir s’adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s’éveille à travers les liens qu’elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l’opposent à leur patron, John Thornton. Une vraie fresque romanesque et sociale à savourer. J’avoue même l’avoir préféré au roman car exempte des (trop) nombreuses réflexions religieuses…

* Jane Eyre, adaptation BBC de 2006 : c’est de très loin mon adaptation préférée de Jane Eyre. Dans l’ensemble, la longueur de la série (quatre épisodes de 50 minutes) permet de respecter la trame et les intrigues du roman. Les personnages sont parfaitement interprétés par Ruth Wilson et Toby Stephens, l’ambiance sombre et mystérieuse du roman très bien retranscrite. Pour les amateurs du roman, c’est à mon sens une adaptation à voir absolument.

* Orgueil et Préjugés, adaptation de 1995 & film de 2005 : L’adaptation de la BBC avec Colin Firth et Jennifer Ehle est un classique unanimement apprécié et salué par les fans de Jane Austen et à juste titre. La longueur de la série (six épisodes de 50 minutes) lui permet d’être extrêmement fidèle au roman et la série retranscrit parfaitement l’atmosphère du roman. Colin Firth est parfait en Darcy. Moins consensuel, j’avoue beaucoup aimé le film de Joe Wright sorti en 2005 avec Keira Knightley. Certes moins fidèle au roman (mais peut-on vraiment comparer un film d’1h30 à une adaptation de près de 4 heures ?), plus romanesque et esthétique, ce film est pour moi une réussite. Je trouve Keira Knightley lumineuse et fidèle à la Lizzie que je m’imaginais à la lecture. Les deux adaptations sont pour moi complémentaires et plutôt que de les opposer, je préfère les associer, ayant chacune pour moi leurs qualités et leurs défauts.

* The Lizzie Bennet diaries – YouTube : cette version modernisée de Pride and Prejudice est un vrai petit bijou et il est très difficile, quand on commence, de ne pas enchaîner les cent épisodes à la suite ! C’est drôle, intelligent, très bien joué et la transposition de l’intrigue à notre époque est vraiment réussie. Un livre a également été adapté de cette websérie et il représente un très beau complément.

* Les quatre filles du Dr March, film de 1994 : il fallait absolument que je vous parle de ce classique de mon enfance ! Si je n’ai pas cité le livre dans mes classiques favoris, c’est parce que je l’ai beaucoup lu enfant et en version française, mais je ne l’ai pas encore lu avec mes yeux d’adulte et en anglais. En revanche, le film sorti en 1994 avec Susan Sarandon,  Winona Ryder et Christian Bale fait partie de mes films fétiches. Le casting est parfait, notamment Winona Ryder en Joséphine March, le film reste très fidèle au scénario et je le regarde régulièrement avec toujours beaucoup de plaisir.

Entre parenthèses, si vous aimez les adaptations de classiques, je vous recommande d’aller faire un tour sur le site de Koba Films qui propose en dvd de très nombreuses séries et adaptations. 

L’adaptation ciné / télé que je n’ai pas aimée

* Persuasion, téléfilm ITV de 2007 : cette adaptation m’a laissé un goût très amer et même si je lui trouve des qualités (le scénario, les décors, les acteurs), je suis tellement déçue et même en colère de la manière dont la scène finale de la lettre a été mise en scène dans cette adaptation. On y voit Anne courir dans les rues de Bath, c’est grotesque, irréaliste et totalement en contradiction avec l’esprit à la fois du roman et de l’époque. Cette scène étant ma préférée du roman, j’ai beaucoup de mal à pardonner au réalisateur et je ne regarde presque jamais cette adaptation…

* Jane Eyre, adapation BBC de 1983 : cette adaptation a beaucoup de qualités, mais elle a quand même très mal vieilli, les décors sont hideux et Timothy Dalton campe un Rochester qui manque trop souvent de subtilités. Je l’ai vu une fois et j’avoue qu’elle ne m’a pas laissé un souvenir impérissable…

Mes éditions préférées à collectionner

En bonne Janeite que je suis, j’aime collectionner à la fois des éditions des romans (je tiens beaucoup à mes éditions anglaises achetées à Londres et que je trouve si jolies), mais également quelques produits dérivés : tasses, tote bags, affiches…  Je suis en train de réfléchir à racheter des éditions des romans de Jane Austen d’ailleurs car, en les rangeant hier dans ma bibliothèque, j’ai trouvé que mes éditions de poche commençaient à être un peu défraîchies ! Je suis incorrigible…

Un classique trop peu connu que je veux recommander

Difficile de répondre à cette question car les classiques dont j’ai parlé sont tous très connus.
Peut-être Nord et Sud d’Elisabeth Gaskell qui est moins connu en France ?

N’hésitez pas à faire ce tag sur votre blog ou dans les commentaires ! 

Cette semaine…

Source – Anthony Tran

…j’ai retrouvé le plaisir de bloguer comme ça, sans me poser un milliard de questions, et ça fait un bien fou.

…j’ai ressorti vestes, pulls et bottines et même si j’aurais aimé que l’arrivée de l’automne soit moins pluvieuse ici, je suis ravie de ressortir les vêtements de cette saison qui est ma préférée.

…j’ai renoué avec le plaisir indicible de rentrer à la maison et d’enfiler un legging et de déguster un mug de thé. L’automne est officiellement là car, symbole ô combien important pour moi, j’ai préparé ma première tasse de oolong châtaigne de la saison !

…j’ai commencé à remplir une petite liste d’envies shopping : du bordeaux, du vert, du camel, du bleu, des pois (toujours), et puis je recherche encore LA petite chemise à carreaux parfaite et ça, c’est plus difficile qu’il n’y paraît car je suis difficile.

…j’ai découvert avec beaucoup de plaisir le dernier album d’Angus & Julia Stone qui est vraiment très très chouette. Il est doux, envoûtant, émouvant, entraînant et je le trouve parfait pour les soirées froides dans le canapé avec une bougie parfumée ou pour les sessions de travail et de préparation de mes leçons.

…j’ai aussi beaucoup aimé la nouvelle chanson de Sara Bareilles composée pour le film Battle of the Sexes avec la parfaite Emma Stone qui incarne dans le film la joueuse de tennis et féministe Billy Jean King. La chanson s’appelle If I dare et je la trouve très inspirante.

…j’ai pris beaucoup de plaisir chaque jour à aller au travail. J’aime beaucoup mes collègues, et tous mes élèves sont dans l’ensemble adorables et motivés. J’aime particulièrement ma petite classe du côté de l’école primaire à qui j’enseigne le français deux fois par semaine, ils sont vraiment gentils, toujours souriants et motivés et je ressors de nos leçons avec le sourire. Ces moments me rappellent toujours à quel point j’aime enseigner.

…je suis en train de relire The Cuckoo’s calling de Robert Galbraith (cette fois-ci en VO) car l’adaptation BBC, diffusée ces dernières semaines, m’a donné une sérieuse envie de relire le livre (je vous avais parlé des trois enquêtes de Cormoran Strike ici). Cette série de la BBC est absolument parfaite et rarement j’ai été aussi enthousiasmée par une adaptation. Les deux personnages  principaux sont parfaitement interprétés par Tom Burke (pour lequel je confesse volontiers un crush monumental) et Holliday Granger me fait aimer Robin encore davantage. Il n’est pas facile d’adapter des romans aussi denses en respectivement 3 (pour le premier roman) et 2 (pour les deux autres) épisodes de cinquante-cinq minutes et pourtant, je trouve que le pari est plus que réussi. Les modifications et raccourcis nécessairement utilisés sont tous bien amenés et bien choisis et on retrouve vraiment l’atmosphère des romans. Une vraie réussite et un énorme coup de cœur.

…j’ai aimé lire le tag littéraire de Victoria sur les classiques et je suis d’ailleurs en train d’en faire un article pour la semaine prochaine.

Bon dimanche à vous !

Oui

Tout est comme avant, et pourtant aussi un peu différent. Une bague à la main gauche. Un changement de nom à venir, quand les démarches administratives seront bouclées. J’ai choisi de prendre son nom que je trouve si beau et puis, j’aime bien l’idée que nous allons partager une petite partie de notre identité sans avoir pour autant l’impression d’abandonner la mienne. Ce fut une jolie journée, simple et sans prétention. Nos familles réunies autour d’un bon repas et les conversations à bâtons rompus. Le vent et la mer pour respiration, le soleil après la pluie de la veille. Un bouquet de roses blanches. L’émotion au moment de dire oui.  Et puis, rentrer, se changer parce que j’ai un peu froid dans ma robe et manger des pizzas en profitant de nos proches. Ces mots inattendus et ces pensées touchantes, comme cette carte signée par tous mes collègues ou celle de cette petite dame âgée qui est devenue amie avec mes grands-parents. L’appréhension de revoir mes parents ensemble qui disparaît après les premiers instants un peu étranges, mais c’est la vie ça aussi. Une parenthèse de quelques jours au petit goût d’école buissonnière avant de retrouver notre vie ici, la même que celle que l’on a quitté quand nous n’étions pas encore mari et femme.

Nous voilà mariés. Plus qu’un aboutissement ou même une fin en soi, c’est une étape de plus dans notre vie à deux. On continue de s’aimer, de s’accompagner l’un l’autre, de se comprendre, de se challenger. On continue les compromis, les discussions, de tout se dire, oui, tout. On continue de rire comme des enfants, d’être complices et de se comprendre sans avoir besoin de mots. Il y a aura toujours nos balades le dimanche, notre goût commun pour Top Chef et les émissions de Stéphane Plaza, sa musique qui me fait râler juste pour l’embêter, nos petits plats. Bref, la vie qu’on continue de se construire, tout simplement. La même qu’avant en somme, juste avec le même nom sur la boîte aux lettres et deux alliances.

La parenthèse

C’était le premier soir. On a enfilé les baskets et on a marché pour aller voir la mer. La plage était presque déserte. Le sable encore un peu chaud sous mes pieds nus. Le ciel était rose, puis ocre, doré. Les vagues s’écrasaient devant nous. C’était un de ces moments parfaits. Ces moments de silence apaisant et confortable, de paix. Ces moments simples et entiers qu’on ne peut pas tout à fait raconter. Qu’on garde dans une petite boîte comme un trésor précieux. Alors, chaque soir ou presque, on a pris nos vélos et on a été voir le soleil se coucher sur la plage. On s’offrait parfois une gaufre au Nutella ou une glace. Je crois que jamais je ne me lasserai de ce spectacle. Du ciel qui se transforme, des vagues qui s’écrasent sur le sable. Le vent qui s’engouffre dans les cheveux. Ces couchers de soleil restent parmi les plus beaux sourires de cet été et de cette semaine sur la côte basque.

La sensation de liberté lors de nos balades à vélo. Découvrir, explorer, se promener. La mer et ses vagues impressionnantes. La côte sauvage. Les glaces dégustées en regardant le paysage. Déguster la meilleure pizza de ma vie (oui, rien que ça – si vous passez par Biarritz allez faire un tour chez Cibo vous ne le regretterez pas) et les meilleurs macarons (basques) de ma vie aussi (Maison Adam). Lire et profiter de la (longue) route pour dévorer un livre audio (Marie Vareille – Je peux très bien me passer de toi) doux et sucré comme un bonbon.  Faire des selfies en faisant des grimaces. Se tenir par la main. Profiter d’un wifi capricieux et d’une absence de 3G à l’étranger pour se déconnecter un peu des réseaux sociaux. Recharger les batteries avant de rentrer à la maison. Profiter du moment présent, tout simplement.

L’inattendu

L’inattendu, c’est peut-être d’abord de me relire ici. Cette envie qui revient peu à peu de reprendre possession d’un espace virtuel me surprend moi-même tant l’inspiration semblait m’avoir désertée totalement. Et puis, j’ai eu envie d’essayer à nouveau. De prendre le temps et de réfléchir un peu au blog que j’avais envie d’écrire. Je me suis rendue compte que j’avais trop laissé la comparaison me jouer des tours, que j’avais trop voulu essayer de ressembler à des blogs que j’aime sans en avoir ni le temps, ni le talent ni même l’envie. En relisant mes anciennes notes (que j’ai rapatrié ici en passant), je me suis rappelée que j’aimais écrire sur un blog, et que ça me manquait. Que partager mon quotidien, mes états d’âme, mes pensées, mes envies, c’était ça que j’aimais le plus et tant pis si ce n’est pas ce qui plaît le plus aujourd’hui. Je me suis beaucoup retrouvée dans la note de Pauline la semaine dernière et la lire a aussi contribué à mon envie de revenir ici.

Source – Brodie Vissers

Alors, voilà, retissons le fil qui, j’espère, ne s’est pas trop rompu depuis deux mois entre mes mots et vous, les fidèles et patients lecteurs qui, peut-être, êtes toujours là. Cet été a été à la fois mouvementé, bouleversant, doux et lumineux. Il y a eu le déménagement dans l’appartement d’à côté, sans doute une des meilleures idées que nous ayons eu. Si j’appréciais notre ancien appartement, je commençais à en voir de plus en plus les limites et les défauts… tous corrigés dans le nouvel appartement : plus lumineux, plus grand, mieux conçu. Et puis, nous avons enfin pu investir dans des beaux meubles et de la décoration et c’est un vrai plaisir que de se créer enfin un chez-nous qui nous ressemble.

Pour nous, l’été rime aussi avec moments passés en famille. Partager notre quotidien ici avec ma mère, la faire découvrir toutes nos petites balades et nos coins favoris, papoter sur le balcon, lui faire découvrir nos burgers poulet / guacamole et les bagels en saumon. Passer du temps avec sa famille au bord de la mer. Se reposer, profiter tout simplement des vacances bien méritées. Et puis, une semaine en amoureux au Pays basque et je peux dire avec certitude que nous y retournerons car nous avons énormément aimé découvrir cette région. J’aurais envie de vous parler un peu plus de ces sourires de l’été dans une prochaine note, même si c’est déjà la rentrée.

Et puis, l’inattendu a pointé le bout de son nez au creux de l’été. J’ai dû demander le renouvellement de mon permis de séjour ici, et pour des raisons très compliquées sur lesquelles je ne reviendrai pas ici, il a été refusé. Alors, comme ça, même si on y pensait, mais pas pour tout de suite, on a décidé de se marier. Je n’ai jamais eu envie d’un grand mariage. Alors, en presque quinze jours, nous avons organisé notre mariage. La mairie, notre famille très proche, un restaurant et une promenade en bord de mer. J’ai acheté une jolie robe après des heures à écumer le net à la recherche de la perle rare : une robe courte, simple, élégante et à un prix raisonnable. Je me suis offert une paire d’escarpins LK Bennett et je dois dire que j’aime beaucoup l’idée de me marier avec, aux pieds, un côté Kate Middleton. On a été acheter nos alliances. Tout cela me paraît encore irréel, et pourtant, nous nous marions samedi, jour de mes trente-quatre ans. Je vais prendre son nom, l’appeler mon mari. C’est beau, c’est émouvant c’est un peu fou aussi pour des gens organisés comme nous qui aimons prendre le temps et réfléchir. Mais ça nous ressemble aussi, parce que quand la vie nous chamboule, on en ressort plus fort et plus unis.

Comme l’inattendu peut être joli parfois.

Les envies de l’été

Inspirée par plusieurs blogs, notamment celui de Victoria, j’ai eu envie d’une nouvelle catégorie, que j’imagine mensuelle, pour vous y présenter mes favoris lifestyle : déco, vêtements, achats, séries, films, cuisine… Bref, toutes ces petites choses qui ponctuent mon quotidien et que j’ai envie de partager avec vous. Ce mois-ci, au programme, de la décoration, du Jane Austen et d’autres jolies petites choses.

Pour la maison

Si vous me suivez sur Twitter, vous savez peut-être déjà que nous allons déménager ce week-end. Ce n’était pas vraiment prévu, mais une belle opportunité s’est présentée à nous et nous l’avons saisi avec beaucoup de joie. Nos voisins de palier ont déménagé et ils avaient un appartement plus grand et, surtout, bien mieux agencé que celui que nous avons actuellement. Nous l’avons visité et nous sommes tombés sous le charme. Tout s’est passé très vite, et nous pouvons prendre possession de l’appartement dès demain matin ! Du coup, nous en profitons pour vraiment investir dans des meubles. Jusque là, on se contentait d’un mélange de meubles Ikea un peu fatigués et qui ne nous plaisent plus et de vieux meubles à moi que je ne supporte plus (je les ai pour certains depuis plus de quinze ans) et c’est avec une légère frénésie et excitation que nous avons écumé les sites internet et les catalogues ! Nous avons commandé la plupart des meubles de la pièce à vivre et dès septembre, on devrait enfin avoir un intérieur qui nous plaît et nous ressemble. Et qui dit meubles dit aussi un peu de décoration. Je suis une grande fan de Maisons du Monde (en tout cas pour la déco et la vaisselle, pour les meubles c’est vraiment très variable avec des meubles de très bonne facture et d’autres beaucoup moins…). J’ai passé des heures à remplir mon Pinterest d’idées, d’envies et j’ai hâte de voir notre appartement décoré et meublé. Parmi mes envies, des coussins colorés dans les tons bleus / gris / jaunes, des pots en porcelaine pour la cuisine, une jolie lampe…

J’ai aussi craqué pour des affiches sur Etsy, toujours dans le thème Jane Austen / Pride and Prejudice qui iront dans mon bureau. Enfin, nous cherchons un ou deux beaux livres illustrés pour notre table basse dans le salon et je me suis rappelée d’une belle version illustrée du roman de Jane Austen qui ira parfaitement pour marquer ma petite touche personnelle !

InfiniteAndDarling
AbbieImage
Pour craquer

Un peu de shopping

Je cherchais depuis un moment une robe en lyocell esprit denim clair. J’en avais repéré une chez Comptoir des Cotonniers mais elle était un peu chère, et puis à manches 3/4 donc pas forcément adapté aux fortes chaleurs de l’été ! Un peu par hasard, j’ai trouvé au début des soldes (mais non soldée !) cette robe chez Cache Cache que j’ai tout de suite adopté ! Elle est parfaitement coupée, légère et portée avec mes espadrilles de chez Esprit, cela fait un très joli ensemble frais et féminin pour l’été.

Ma marotte du moment : les tote-bag

Camille est une blogueuse que j’aime beaucoup lire pour sa plume pleine de tendresse et de sensibilité. Il y a quelques mois, elle s’est lancée et a créé sa boutique de papeterie en ligne et c’est avec plaisir que j’avais commandé deux carnets et deux cartes. Et puis, cette semaine, voilà qu’elle s’est lancée dans deux de mes autres marottes : les mugs et les tote-bag ! J’ai déjà trop de mugs (enfin, peut-on vraiment avoir trop de mugs ?) alors j’ai préféré un tote-bag que j’utilise beaucoup en ce moment (j’essaye de toujours en avoir un avec moi quand je vais faire du shopping pour ne plus prendre de sac en plastique). Me voilà donc avec un tote-bag « I am a feminist, deal with it ». Je l’ai reçu ce matin et il est vraiment chouette et fait de très de bonne qualité. Pour les autres modèles, c’est par ici.

Deux jolis projets de crowdfunding 

J’aime bien l’idée de soutenir des projets qui permettent à des talents de s’exprimer, de soutenir des petites entreprises tout en ayant en retour des objets originaux et qui me plaisent beaucoup. Récemment, j’ai donc soutenu avec plaisir deux projets sur des thèmes qui me ressemblent : Jane Austen et les carnets ! Le premier (vous en avez sans doute entendu parler vu son grand succès) est celui de Margaux Motin qui a illustré une édition d’Orgueil et Préjugés. J’ai tout de suite été séduite, en tant que grand fan de Jane Austen et de ce roman, et puis j’aime aussi l’idée de soutenir une maison d’édition plus confidentielle. J’ai craqué pour un pack avec dessins et illustrations, marque page, un carnet et un tote-bag. Ce que j’ai aimé aussi avec ce projet, c’est que de nombreux cadeaux ont été rajoutés pour les contributeurs au vu du succès obtenu et je suis ravie à l’idée du joli calendrier qui va être dans mon colis ! J’attends avec beaucoup d’impatience la fin de l’été pour recevoir tout ça.

Le deuxième projet, je l’ai découvert via le compte Instagram de Florence qui propose d’ailleurs un concours pour faire gagner un agenda / bullet-journal fabriqué en France. Par curiosité, j’ai cliqué et j’ai très vite été séduite par le projet et l’objet ! Je cherchais depuis un moment un agenda qui ferait aussi bullet-journal car je me sens incapable de créer à partir de rien un bullet-journal qui soit joli et qui me plaise vraiment. Là aussi, j’aime l’idée de soutenir une petite entreprise et de favoriser le made in France et des modes de production écologiques (papier recyclé, encre végétale et même couverture en simili-cuir vegan).

Un peu de musique

Depuis quelques mois, je suis tombée sous le charme de Vianney. Il faut que j’avoue qu’au début, je n’étais pas plus fan que ça du chanteur et même plus, les trop nombreuses diffusions de son premier single à la radio m’avaient un peu agacé. Et puis, un jour, j’ai écouté « Je m’en vais » qui était en page d’accueil sur Spotify et je suis tombée amoureuse. Alors, j’ai changé d’avis et j’ai écouté le premier album de Vianney et j’ai été…séduite. Même cette fameuse chanson (Pas là) qui m’agaçait est devenue presque ma préférée car j’ai réalisé que je n’avais jamais vraiment écouté les paroles. Bien plus qu’un refrain entêtant, c’est surtout une très belle chanson sur une rupture. Bref, depuis, j’écoute très souvent les deux albums de Vianney. Cette semaine est sorti le clip de son nouveau single et je le trouve plein de poésie. (et puis je me reconnais tellement dans cette phrase… »nous sommes de ceux qui vivons & regardons avec le cœur »)

Voilà pour cette première sélection, j’espère qu’elle vous plaira.

Et vous, des favoris lifestyle à partager ?

Mes lectures de l’été

L’été, et les vacances, ont toujours été pour moi un moment très propice à la lecture. Quand je travaillais en tant que prof en France, l’été était véritablement le moment où je lisais le plus, parce que j’avais davantage de temps, et que, durant l’année scolaire, une fois les cours préparés et les copies corrigées, j’avais plus de mal à lire. Lire en été a aussi un attrait particulier. C’est tellement chouette de lire dehors, sous un arbre, sur un banc, le soir avec la fenêtre ouverte… (même si j’avoue que j’aime autant les après-midi lecture sous un plaid avec un thé quand il fait froid).

Depuis que je me suis vraiment remise à la lecture (et notamment cette année où – petite victoire – j’arrive à dépasser mes objectifs de l’année sur Goodreads), je ne lis pas plus en été. Je lis d’ailleurs peut-être moins quand nous partons en France pour les vacances, profitant des soirées pour aller au restaurant, se promener, ou tout simplement avec mon amoureux et/ou sa famille. J’ai quand même une (petite) pile à livres pour cet été que j’avais envie de partager ici. Volontairement, j’ai privilégié les versions en e-book car il est bien plus simple et pratique pour moi de n’emmener que ma liseuse avec moi pendant les vacances, j’ai donc gardé en réserve une petite collection d’e-books au gré des promotions sur Amazon et de mes envies dans cette perspective.

Crédit : Negative space

Cet été, j’ai envie de lire :

L’été sauvage – Elin Hilderbrand : ce livre était la sélection pour le mois de juin du club de lecture de Victoria. J’aime beaucoup suivre les différentes sélections et thèmes chaque mois et, même si j’y participe finalement rarement de manière active, j’y puise très souvent idées et inspirations. Ce qui m’a attiré dans ce livre, c’est l’intrigue mettant en scène une famille ainsi que le cadre, une île (Nantucket) dans le Massachussets qui me rappelait un peu Maine de J. Courtney Sullivan que j’avais beaucoup aimé.

Résumé : Birdie Cousins s’est jetée à corps perdu dans les préparatifs du fastueux mariage de sa fille Chess, de la piste de danse flottante à la couleur des serviettes en papier. Elle qui se targue de pouvoir faire face à n’importe quelle éventualité ne pouvait prévoir le coup de fil nocturne de Chess lui annonçant qu’elle vient de mettre fin à ses fiançailles. Ce n’est que le premier signe annonciateur des bouleversements de l’été. Chess sombre dans le désespoir. Birdie vole à son secours, avec l’aide de sa fille cadette, Tate, et de sa propre sœur, India. Les quatre femmes prennent la direction de Tuckernuck, une île au large de Nantucket. Mais lorsque sœurs, filles, ex-amants et vieux secrets se donnent rendez-vous sur une île coupée de tout, ce qui s’annonçait comme une retraite paisible prend une autre tournure.

The farm at the edge of the world (La ferme à l’autre bout du monde) – Sarah Vaughan : j’ai entendu parler de ce livre sur la page Facebook du club de lecture de Victoria (oui, encore, quand je vous disais que j’y puisais de nombreuses inspirations) et j’ai immédiatement été séduite par le résumé : les Cornouailles, des secrets de famille sur plusieurs générations, une intrigue qui alterne entre passé (1939-1943) et présent. Bref, tout ce que j’aime ! J’ai profité d’une promotion pour achetere la version e-book en anglais et j’ai hâte de le lire.

Résumé : Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille…et ses secrets. 1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin. Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira. Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

The secret (Il était un secret) – Kathryn Hughes : j’ai lu le premier roman de Kathryn Hughes cet hiver (je vous en avais parlé ici) et je pense que c’est typiquement le genre de livres que j’aime lire en été : prenant et facile à lire. L’histoire me laisse penser à un roman du même style que le premier, mêlant secrets, passé et présent, avec des personnages attachants. Là aussi, j’avais acheté la version e-book en anglais il y a quelques mois, profitant d’une belle promotion !

Résumé :  Une virée entre amis s’achève en tragédie. Une jeune veuve trouve un bébé abandonné sur le pas de sa porte. Une mère se bat pour sauver son fils de la maladie. Alors que ces destinées brisées par le temps nous plongent dans des tourbillons d’émotion, la force de l’amour leur permettra de se croiser et de s’unir sous le sceau d’un secret enfin révélé.

L’été avant la guerre – Helen Simonson : là, il s’agit d’un livre version poche que j’ai acheté il y a peu. J’aime beaucoup les livres se déroulant en Angleterre au début du XXe siècle, et notamment qui traite de la Première Guerre mondiale et de ses bouleversements. De même, les livres aux personnages féminins forts font partie de mes préférés. Voilà ce qui m’a attiré dans ce livre (et puis aussi la couverture de la version poche que je trouve vraiment jolie).

Résumé : Eté 1914, dans la campagne anglaise. La gentry de Rye reçoit pour un pique-nique c’est l’occasion pour Beatrice Nash, 23 ans, récemment débarquée dans la petite ville pour y prendre le poste de professeur de latin, de faire plus ample connaissance avec toutes les personnalités locales. Béatrice est orpheline de mère, et a grandi auprès de son père, un universitaire qu’elle a accompagné dans ses voyages et secondé dans ses travaux. Décédé un an plus tôt, il l’a laissée sous la tutelle de sa famille bien-pensante alors qu’elle souhaite mener une vie indépendante loin de ces collets-montés qu’elle déteste. Elle est chaperonnée par Agatha Kent qui l’a prise sous son aile : une Anglaise excentrique comme on les aime avec une bonne dose d’humour, quelques idées progressistes et une grande habileté diplomatique. Agatha a deux neveux : Daniel, qui rêve de lancer un journal de poésie à Paris, et son cousin Hugh, timide étudiant en médecine, qui courtise la fille un peu écervelée de son patron. Tous deux adoptent d’emblée la nouvelle venue. Et bientôt Hugh rougit un peu trop souvent en sa compagnie… Mais Béatrice veut rester célibataire et devenir écrivain : deux choix difficiles pour une jeune fille instruite et sans le sou dans la société misogyne et conservatrice de ce début du siècle. Surtout, l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne vient bouleverser la petite communauté. 

Les Rois maudits – volumes 4, 5, 6 – Maurice Druon : j’ai lu les deux premiers volumes l’an dernier, et j’avais laissé de côté la saga et j’ai eu envie de la reprendre. Pour cela, j’ai profité d’une offre promotionnelle très intéressante chez Audible, et c’est ainsi que j’ai lu le volume trois en audio-book. Et je me suis régalée. La lecture est dynamique, la voix du narrateur très agréable et je l’ai très vite terminé. Je suis en train d’écouter le tome 4 en ce moment, et je pense profiter de l’été pour tous les lire ou les écouter dans la foulée !

J’ai également un bon nombre de livres qui m’attendent dans ma bibliothèque au cas où je serais prise d’une frénésie de lecture pendant l’été ! Mais entre la venue de ma mère ici, nos vacances et notre déménagement en fin de semaine (si vous ne me suivez pas sur Twitter -oui, on déménage – dans l’appartement à côté plus grand et bien mieux agencé), je vais être déjà bien occupée !

Et vous, vos envies lecture pour cet été ?

En été…

Cette semaine, j’ai lu & aimé l’article de Victoria dans lequel elle nous fait partager ses plaisirs de l’été et cela m’a donné envie d’en faire de même. Pourtant, je ne suis pas vraiment une fille de l’été. Je n’aime pas (trop) la chaleur, et dès que les températures dépassent les 30° je ne suis plus bonne à grand chose ! Une fille de l’automne, voire de l’hiver, voilà qui me ressemble davantage. Malgré tout, voici ce que j’aime en été…

Photo – Tim Marshall

– prendre le petit-déjeuner sur le balcon, quand il fait encore frais.

– les journées ensoleillées avec un vent rafraîchissant (25°, ma température idéale).

–  boire un Coca light bien frais ou une bière en terrasse après une belle balade.

– se baigner dans le Rhin – je ne suis pas du tout une bonne nageuse, mais aller se rafraîchir dans le Rhin, en pleine nature, fait partie de ce que je préfère en été ici.

-ouvrir tout grand les fenêtres le matin et le soir.

– les thés glacés maison – j’en fais de plus en plus car c’est très simple, délicieux et sain, du thé en vrac ou en sachet (je mets souvent deux sachets pour plus de goût), un peu de sucre, et je laisse infuser à froid (indispensable pour ne pas avoir un thé trop âcre) pendant plusieurs heures.

– aller se promener le soir, à la fraîche, à pied ou à vélo – cela fait plusieurs semaines que nous allons marcher presque chaque soir dans le quartier et c’est vraiment agréable d’autant plus que , bonus non négligeable, nous avons la chance de croiser beaucoup de chats adorables qui nous viennent nous voir !

– les salades composées et les tomates / mozzarella / basilic du balcon.

– le Mojito maison avec la menthe (toujours du balcon).

– rouler la fenêtre ouverte.

– les vacances, cette année ce sera la traditionnelle semaine en Vendée chez mes beaux-parents et la découverte du Pays-Basque : balades en vélo, glaces, restaurants, balades, baignades – une vraie parenthèse avant de reprendre.

– les glaces (de préférence dans un pot) – je me souviens encore de celles dégustées tous les jours à Arcachon, les meilleures de ma vie je crois.

– lire à l’ombre d’un arbre.

– les ciels roses d’été, quand le soleil se couche.

– les fruits d’été : pastèque, fraises, cerises, pêches, abricots, framboises…

– l’odeur de l’herbe coupée et de la lavande.

– la sensation que le temps ralentit un peu.

Un an sans thyroïde

Source

Notre histoire a vraiment commencé  il y a deux ans. On peut dire que, toi, ma thyroïde, tu avais bien choisi ton moment pour te manifester, quelques semaines avant mon déménagement pour la Suisse et ce changement de vie. Hasard, coïncidence ? Non, pas vraiment. Quand j’ai rencontré mon endocrinologue, il m’a demandé si j’avais eu des bouleversements ou du stress au moment du déclenchement de tout ça, et quand je lui ai raconté tout ce qui se passait à ce moment-là, il m’a interrompu en souriant en me disant que l’explication était toute trouvée. J’ai également un facteur héréditaire, ma grand-mère ayant eu elle aussi des problèmes de thyroïde.

Tout a commencé donc par une prise de sang de contrôle*. Je me sentais stressée, nerveuse, mais je mettais tout ça sur le compte du déménagement. Et puis, les résultats sont tombés. Hyperthyroïdie sévère. Ma thyroïde était en sur-régime et mon taux d’hormones était très bas, quasiment indétectable. Très vite, mon médecin généraliste a diagnostiqué une maladie auto-immune assez courante, la maladie de Basedow. Une maladie auto-immune, c’est une maladie générée par l’organisme face à ces propres tissus ou cellules, dans ce cas une auto-agression de l’organisme contre la glande thyroïde. Mes symptômes ? Je me sentais nerveuse, agitée. J’avais des palpitations (on m’a prescrit des médicaments qui ont fait rapidement disparaître ce symptôme) et, plus désagréable, des bouffées de chaleur très importantes. Je n’ai pas vraiment perdu de poids, en revanche j’avais plus faim et je mangeais davantage sans prendre de poids. On m’a prescrit un traitement pour faire remonter mon taux de TSH. Mais, on m’a aussi demandé de faire des examens supplémentaires.

Dont une échographie de la thyroïde. Et là, on m’a découvert un gros nodule (près de 4 cm) sur un lobe de ma thyroïde. Il a fallu le ponctionner pour analyse. Pour cette première analyse, j’ai eu de la chance car le radiologue était très doux et, si l’examen était désagréable, il n’a pas été douloureux. J’ai également dû passer une scintigraphie afin de voir le fonctionnement de ma thyroïde, et si mon nodule était chaud (donc dû à mon hyperthyroïdie) ou froid (donc sans lien avec ce dérèglement, le nodule peut alors se révéler cancéreux dans 5 à 10% des cas). Mon nodule s’est révélé froid. Le résultat de la ponction était un peu ambigu, sans signe de malignité mais pas totalement bénin non plus et il faut savoir que plus le nodule est gros, plus il est difficile de s’appuyer véritablement sur les résultats d’une ponction pour faire un diagnostic. Ce nodule, je l’avais sûrement depuis quelques années. Il a fallu que ma thyroïde décide de se réveiller pour que je le découvre. J’ai eu de la chance, quelque part. J’ai dû refaire une deuxième ponction. Ce fut une expérience désagréable, douloureuse, avec un médecin peu compatissant et qui m’a effrayé avec un compte-rendu incompréhensible pour moi, empli de jargon médical et de mots compliqués dont je n’ai retenu que les mots « cancer » et « opération ». Il s’avère tout simplement que c’est souvent difficile de déterminer avec certitude si un nodule volumineux est bénin ou non. Le résultat de cette deuxième ponction ? Échantillon non analysable. Tout ça pour ça.

Pendant ce temps, j’ai continué mon traitement et mon hyperthyroïdie a peu à peu disparu. Pas sans effets secondaires, car les hormones, ça chamboule un peu tout. J’ai connu les changements d’humeur, des coups de fatigue, des moments de déprime. J’ai pris du poids aussi, pas énormément, mais suffisamment pour avoir l’impression désagréable de ne plus vraiment contrôler son corps car, malgré une alimentation équilibrée et contrôlée, rien n’y faisait. La balance me narguait, je me sentais plus serrée dans mes vêtements et mal dans ma peau.

Et puis, au bout de plusieurs mois, il a été décidé qu’il était plus sage de m’opérer et de retirer totalement ma thyroïde. On m’a envoyé chez un grand spécialiste, un professeur réputé et spécialisé en cancérologie. Pourtant, je n’ai jamais voulu penser que mon nodule pouvait se révéler cancéreux. Je crois que je ne voulais pas me faire peur. L’opération était programmée, je l’attendais avec impatience. Sous anesthésie générale, près de deux heures d’opération. J’ai eu très mal au cou en raison de la position sur la table d’opération. J’ai eu du mal à supporter les drains de part et d’autre de ma gorge. Mais en dehors de ça, je me sentais bien.

Le contre-coup, je l’ai eu environ six semaines après l’opération. C’est classique visiblement, le temps que le corps évacue les hormones thyroïdiennes produites naturellement et comprenne que désormais, ça va fonctionner différemment. J’ai été très fatiguée, une fatigue particulière qui faisait que je me sentais fatiguée en me réveillant le matin, malgré huit à dix heures de sommeil. Parfois, dans la journée, une lassitude me tombait dessus, sans prévenir et je me sentais molle et sans énergie. Et mon nodule dans tout ça ? Il s’est avéré bénin. Pas de cancer. Rien. Le soulagement, je l’ai vraiment ressenti quand j’ai revu mon endocrinologue et qu’il m’a regardé avec surprise et soulagement en lisant mes résultats. « Vous avez eu de la chance, j’avais quand même un peu peur » m’a t-il dit.

Désormais, ma thyroïde, je vis sans toi. Comme des millions de personnes. Je prends chaque matin, à jeun, mon petit comprimé. Ce sera comme ça toute ma vie.

Reste à trouver le bon dosage. C’est en cours. En janvier, je suis allée faire un premier contrôle et les résultats étaient très mauvais. J’étais en hypothyroïdie assez importante. Après l’hyper, l’hypo. ! J’aurais tout connu avec toi décidément ! Je m’en doutais. Je me sentais faible, fatiguée, sans énergie, j’ai pris du poids (oui, encore). Alors, on tâtonne, on essaye. Aujourd’hui, j’attends, car il faut plusieurs mois pour voir si le traitement est adapté. Je me sens mieux. J’ai réussi à maigrir un peu, j’ai l’impression d’avoir repris le contrôle de mon corps et de mes émotions, je me sens moins fatiguée. Ma cicatrice disparaît peu à peu. Un an déjà depuis l’opération.

Les problèmes de thyroïde sont communs, répandus. Les symptômes ne sont souvent pas graves, mais pourtant peuvent être désagréables ou handicapants. Cette fatigue qui vous tombe dessus, les émotions exacerbées, se sentir fragile. Les variations de poids. Cette sensation que votre corps vous échappe, vous joue des tours. Et cette fragilité du dosage, qui peut convenir un moment et ne plus convenir quelques mois plus tard. J’avais envie de partager ça ici, parce que peut-être aussi que vous aussi, cela vous concerne et que vous avez envie d’en parler.

Tu vois ma chère thyroïde, tu as beau ne plus être là, toi et moi, on va continuer à vivre ensemble…

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* Quand on mesure les hormones thyroïdiennes, on utilise trois indicateurs principaux :

  • la TSH (thyréostimuline) l’hormone sécrétée par l’hypophyse. Cette hormone est importante car elle stimule la glande thyroïde pour qu’elle produise et libère les hormones thyroïdiennes.
  • les deux hormones thyroïdiennes (T3 et T4), indispensables au bon fonctionnement de notre métabolisme.

Lorsque le taux de la TSH augmente, les taux d’hormones thyroïdiennes diminuent, et vice-versa. Il y a donc deux grands cas de dérèglement de la thyroïde :

  • soit la TSH est basse : dans ce cas, la thyroïde fabrique trop d’hormones. C’est l’hyperthyroïdie.
  • soit la TSH est haute : dans ce cas, la thyroïde ne fabrique pas assez d’hormones, le corps fonctionne au ralenti. C’est l’hypothyroïdie.

Les petites victoires

Pour vous, mes petites victoires ne seront peut-être que des petits riens, des habitudes ancrées dans votre quotidien qui vous paraissent naturelles, banales. Pourtant, je crois qu’on en a tous. Des petits moments où on se dépasse, où on se fait peut-être un peu violence, où l’on combat les peurs bien ancrées. Où on se sent (un peu) fière au quotidien de ce que l’on a accompli.

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A vrai dire, cette note est partie d’un rien. Cette semaine, j’ai reçu deux robes que j’ai acheté chez Zalando de la marque Louche. Comme je ne suis pas du genre à poser devant un objectif et à vous faire partager ces robes portées par moi, je vous laisse quand même les liens ici & là si jamais mes achats vous intéressent. Bref, ces robes sont un peu différentes de ce que j’achète d’habitude, notamment par leurs imprimés un peu… flashy (?) (terme qui ne me convient pas tout à fait, mais à défaut d’un autre…) et quand je les ai essayées, j’ai cligné des yeux car j’avais un peu de mal à me reconnaître dans la glace. Et puis, je me suis trouvée bien dedans, et j’ai pensé que je tenais là une nouvelle petite victoire dans la quête longue et parfois difficile de l’acceptation de soi. Et puisqu’on parle d’acceptation de soi, c’est aussi pour moi acheter des shorts pour cet été, et tant pis pour mes cuisses que je déteste (oui, dans le top 5 de mes complexes, je crois bien que mes cuisses sont en pôle position). C’est donc (joliment) parée d’un short jaune et d’un short bleu à pois que je continue le combat contre mes complexes.

La transition peut prêter à sourire, mais parmi mes petites victoires personnelles, il y a celle de savoir dire non aux achats compulsifs (et donc de dire oui aux achats réfléchis qui font vraiment plaisir). J’ai longtemps été celle qui achetait pour « pas cher », parfois par impulsion, pour satisfaire une envie pressante et jamais vraiment réfléchie. Rarement, j’ai regretté ces achats car, le plus souvent, je portais ce que j’achetais, mais pourtant, j’ai fini par en avoir trop. Aujourd’hui, deux déménagements et un grand tri plus tard, je réfléchis avant d’acheter, et j’apprécie bien plus mes achats depuis qu’ils se sont raréfiés. Acheter moins, mais mieux est tellement plus gratifiant.

La petite victoire pour l’élève timide et angoissée que j’étais, notamment pendant les cours de langue, c’est de parler anglais au travail tous les jours depuis que nous sommes installés ici car dans mon école, la langue principalement parlée pendant les leçons et entre collègues est l’anglais. Pourtant, j’ai toujours aimé l’anglais, et sans prétention, je pense le lire, le comprendre, l’écrire plutôt bien. Mais j’ai toujours eu cette appréhension de le parler. Sacré défi donc que de devoir le pratiquer au quotidien au travail pour moi. Alors, bien sûr, je fais parfois des fautes, j’hésite, je bafouille, sous l’effet du stress notamment. Parfois, j’ai du mal à suivre quand les conversations s’entremêlent, mais malgré tout, j’ai la satisfaction d’avoir vaincu ma timidité et ma peur et de parler anglais plutôt bien. Peut-être que mon accent reste très imparfait, mais peu importe non ? Rien ne m’agace plus que ceux qui se moquent des accents des autres quand ils parlent une langue étrangère, qui font des remarques pointant les erreurs et maladresses. Essayer, faire un effort, c’est bien plus important non, et tant pis si ce n’est pas parfait. Faire preuve de bienveillance envers et soi et envers les autres.

Et puis, j’ai une (forte) tendance à la procrastination. Alors, quand je suis à jour dans ma liste de choses à faire, quand j’ai enfin accompli les démarches administratives que j’ai trop laissé traîner, je me sens tellement satisfaite et libérée que cela ne fait que m’encourager à ne pas tomber une fois de plus dans le piège de la procrastination ! Procrastination, paresse, deux faces de la même pièce de mes défauts. Alors, enfiler les baskets pour aller marcher une heure en forêt ou profiter des débuts de soirée d’été pour aller se promener le soir au lieu de rester devant les écrans, cela fait incontestablement partie de ces petites victoires sur moi-même et qui me donnent le sourire.

Vous aussi, vous en avez des petites victoires sur vous-mêmes ?