Lectures (1)

J’ai envie de vous parler de livres ici. De partager de temps en temps, sans rythme de publication établie, des histoires que j’ai aimé, des livres qui m’ont fait m’évader pendant plusieurs heures. Parce que la lecture fait partie de mon quotidien. Pour cette première note lecture, je vous parle (brièvement) des livres lus depuis ces derniers mois.

Crédit – Ben White

Les vrais coups de cœur

¤ Robert Galbraith – La série des enquêtes de Cormoran Strike 

L’Appel du Coucou : Lula Landry, jeune mannequin en pleine gloire, est retrouvée morte au pied de son domicile, décédée à la suite d’une chute du balcon de son appartement. L’enquête policière conclut à un suicide. Mais John Bristow, frère de la défunte, est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre. Il engage alors un détective privé, Cormoran Strike. Aidé de sa jeune et toute nouvelle secrétaire Robin Ellacott, Cormoran va peu à peu détricoter les mailles de cette affaire plus complexe qu’elle n’en avait l’air au premier abord.

Le Ver à soie : Leonora Quine, femme de l’écrivain Owen Quine, engage le détective privé Cormoran Strike à la suite de la disparition de son mari dix jours plus tôt. Avec l’aide de sa secrétaire Robin qui va petit à petit se muer en apprentie, Cormoran va tout d’abord découvrir le corps de l’écrivain, atrocement mutilé, dans un atelier d’artiste que la victime détenait avec un collègue écrivain. 

La Carrière du mal : Robin Ellacot, secrétaire et associée dans les faits du détective privé Cormoran Strike, reçoit un paquet contenant une jambe féminine sectionnée accompagnée d’une lettre. Cet indice met le détective sur la trace de trois de ces anciennes connaissances. Un jeu de chat et la souris va se mettre en place entre l’homme ayant envoyé la jambe et Robin qu’il ne cesse de traquer, Cormoran faisant tout pour tenter d’éloigner au maximum sa secrétaire du danger.

Je triche un peu car j’ai dévoré ces trois romans policiers en novembre dernier, mais j’ai eu un tel coup de cœur que ça aurait été dommage de les laisser de côté. Robert Galbraith, c’est en réalité J.K Rowling et cette seule mention suffit à donner envie à beaucoup de lire ces romans policiers. Ce n’était pas mon cas parce que je n’ai pas lu Harry Potter et que je reste totalement hermétique à cet univers de magie. Ce qui m’a attiré davantage, c’est le style policier et les très bonnes critiques que j’ai lu ici et là. J.K Rowling a tout d’abord écrit de très bonnes intrigues policières que j’ai eu du mal à lâcher, tant les fausses pistes se multiplient jusqu’aux révélations finales, toujours inattendues. Et puis, il y a les personnages. Attachants, imparfaits, humains en somme que l’on prend un grand plaisir à retrouver dans les différents romans. Cormoran Strike, un ex-lieutenant de l’armée, amputé suite à la guerre reconverti en détective, prêt à mettre la clé sous la porte au début du premier roman est à la fois impressionnant par son intelligence et touchant par ses failles. Il est épaulé par Robin, une jeune intérimaire qui débarque à l’agence pour quinze jours et finit par se prendre de passion pour la carrière de détective. Au fil des intrigues, on découvre également le passé de Robin et le troisième roman lui laisse une place plus importante  à mon plus grand plaisir. Bref, je suis devenue une fan inconditionnelle de Cormoran Strike et j’attends avec beaucoup d’impatience la sortie du quatrième tome (d’autant plus que la fin du troisième volume est pour le moins…frustrante !). A noter aussi qu’une adaptation sera bientôt diffusée sur la BBC avec Tom Burke et Holliday Grainger.

¤ Iona Grey – Lettres à Stella

À la nuit tombée, fuyant la violence de son compagnon, une jeune femme court dans les rues glacées de Londres. Jess n’a nulle part où aller. Surgissant dans une ruelle déserte, elle trouve refuge dans une maison abandonnée. Le lendemain matin, le facteur glisse une lettre mystérieuse par la porte. Incapable de résister à la tentation, Jess ne peut s’empêcher de la lire et se retrouve plongée dans une histoire d’amour d’un autre temps. 1943. Dans une église de Londres  bombardée par le Blitz, Stella rencontre Dan, un aviateur américain. Très vite, ils sont irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Leur histoire est a priori impossible. Rien ne joue en leur faveur : elle vient de se marier à un pasteur, lui n’a qu’une chance sur cinq de sortir vivant de cette guerre. Perdus et sans repères, la seule chose à laquelle les deux amants peuvent s’accrocher sont les lettres qu’ils s’écrivent, promesses d’un bonheur à venir. Le temps a passé, le destin est cruel, mais Jess est déterminée à savoir ce qui leur est arrivé. Inspirée par cet amour, portée par son enquête, elle trouvera à son tour les clefs d’un avenir meilleur.

Ma première lecture de l’année 2017 a été un véritable coup de cœur et j’avais vraiment envie de vous parler un peu de ce roman, d’autant plus qu’il sort en poche très bientôt. J’ai été happée par cette histoire d’amour toujours belle, jamais niaise, mais entière et très émouvante. J’aime les romans qui me font voyager à différentes époques et j’ai retrouvé cet aspect avec plaisir dans l’intrigue qui se passe à la fois aujourd’hui à Londres et pendant la Seconde Guerre mondiale. Jess et Stella, les deux héroïnes, sont des femmes fortes, qui vivent chacune des moments difficiles. Jess, victime d’une relation toxique, se retrouve seule, démunie et effrayée dans les rues de Londres. Stella, douce et gentille, se retrouve piégée dans un mariage sans amour. Sur les traces de Jess, on suit avidemment l’histoire d’amour de Dan et Stella et la fin m’a énormément émue. Jamais mièvre, toujours fin et juste, ce livre est une pépite. Et je garde toujours dans un coin de ma tête cette phrase qu’écrivait toujours Dan dans ses lettres à Stella : « prends soin de toi pour moi ».

De jolies histoires et des romans que j’ai aimé

¤ Katherine Webb – La Vérité autour d’Alice

Angleterre, 1821. En épousant Richard, Rachel Crofton croyait enfin échapper à son destin de gouvernante. Mais derrière le commerçant affable se cache un homme colérique et opportuniste… Pour tromper l’ennui, Rachel accepte la proposition de lady Alleyn de lui faire rencontrer son fils reclus, Jonathan, vétéran de la guerre d’Espagne. Dès sa première visite, Rachel comprend que les apparences masquent de profondes failles : pourquoi Jonathan réagit-il si vivement à sa vue ? Qui était Alice, sa fiancée disparue et à qui Rachel ressemble si fortement ? Décidée à percer le secret de la maison Alleyn, Rachel n’a bientôt plus qu’une idée en tête : découvrir la vérité à propos d’Alice…

C’est le troisième roman que je lis de cette écrivaine. Si le premier, L’Héritage, m’avait beaucoup plu, j’avais été moins convaincue par Pressentiments. Dans La Vérité autour d’Alice, on retrouve des thèmes qui me sont chers : des secrets à percer, une héroïne attachante, des histoires qui s’échelonnent dans le temps. Katherine Webb m’a emmené avec elle et j’ai eu du mal à refermer ce livre tant j’avais envie de percer le secret sur l’identité d’Alice. J’ai également aimé découvrir l’atmosphère dépeinte dans le roman, celle du début du XIXe siècle en Angleterre ainsi que le thème des blessures psychologiques des guerres napoléoniennes à travers le personnage de Jonathan. L’atmosphère est souvent sombre, comme les journées brumeuses et humides de Bath où se déroule l’intrigue et les thèmes abordés difficiles. Malgré quelques longueurs, c’est un roman que j’ai beaucoup aimé.

¤ Hannah Richell – Un fragile espoir

À 25 ans, Dora mène la vie rêvée d’une jeune Londonienne : un fiancé attentionné, un travail épanouissant, une belle maison au cœur de la ville et un bébé prévu pour l’hiver… Pourtant, son passé la hante encore. Quinze ans plus tôt, Alfie, le jeune frère de Dora, a mystérieusement disparu sur la plage alors que sa sœur Cassie et elle devaient le surveiller. Décidée à vaincre ses fantômes avant l’arrivée de son bébé, Dora retourne sur les terres de son enfance et emprunte le douloureux chemin qui la mènera vers la vérité… 

J’aime les histoires qui parlent de familles, de secrets comme le montrent mes lectures. C’est donc ce qui m’a attiré dans ce roman. Plus que la vérité autour de la disparition d’Alfie, c’est surtout l’histoire de comment une famille survit à un tel drame qui m’a plu et qui m’a fait aimer ce livre. Les personnages sont attachants, et je me suis parfois retrouvée en Dora dont le regard nous accompagne pendant la lecture. Peut-être parfois trop prévisible, avec une fin peut-être trop heureuse, cela reste un livre que j’ai apprécié.

¤ Kathryn Hughes  – Il était une lettre

Tina est malheureuse auprès d’un mari trop porté sur la boisson et souvent violent. Le week-end, elle se réfugie dans une boutique caritative. C’est alors que sa vie bascule lorsqu’elle y découvre une lettre dans la poche d’un vieux costume. Cette lettre n’a jamais été ouverte, le timbre n’est pas cacheté et elle date de septembre 1939 : c’est une demande en mariage. Très émue que la destinataire n’ait jamais reçu cette demande, Tina va mener l’enquête et découvrir l’histoire bouleversante d’un amour impossible… 

J’ai dévoré ce livre en deux jours à peine et c’est une jolie histoire qui se lit très vite. Trop vite peut-être car ce livre, prenant, attachant, manque néanmoins de profondeur pour en faire un vrai bon livre. L’intrigue est un peu caricaturale par moment, les personnages manquent parfois de finesse et de profondeur. Néanmoins, c’est prenant, bien mené. On a envie de connaître la suite. Une lecture plaisir.

¤ Joël Dicker – La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. 

Difficile de passer à côté tant on a parlé de ce roman et de son écrivain. Je crois qu’il y a vraiment deux camps : ceux qui ont aimé et ceux qui ont détesté ce livre. Je dois me ranger dans le premier camp, même si je n’ai pas eu le coup de cœur absolu, notamment en raison du style que je trouve un peu faible. Notamment sur le personnage de Nora auquel j’ai eu souvent du mal à m’attacher véritablement. En revanche, j’ai été très vite emportée par l’intrigue et j’ai dévoré le livre en quelques jours tant j’avais envie de connaître la fin. Certains développements m’ont surpris, j’en avais deviné d’autres (notamment concernant Nora et sa mère). Si vous aimez les romans policiers et les histoires bien ficelées, je ne peux que le conseiller.

Des classiques qui m’ont déçu 

¤ Anne Brontë – Agnès Grey

Élevée au sein d’une famille aimante, la jeune Agnès Grey, fille d’un pasteur ruiné du nord de l’Angleterre, décide de tenter sa chance dans le monde en se faisant gouvernante. Pleine de bonnes intentions mais inexpérimentée, elle se heurte bien vite à l’hostilité des Bloomfield, une famille de commerçants enrichis, égoïstes et snobs. Désarmée face à l’indiscipline des enfants gâtés dont elle a la garde, elle sera renvoyée au bout de quelques mois. Sans désemparer, et dans l’obligation de subvenir à ses besoins, elle trouve alors un emploi chez les Murray. Jusqu’à l’arrivée du jeune vicaire Edward Weston…

Des soeurs Brontë, j’ai énormément aimé Jane Eyre de Charlotte. J’ai depuis longtemps l’envie de découvrir les deux autres sœurs et mon choix s’est porté sur Anne et sur son roman inspiré de son expérience de gouvernante. Je dois dire que j’ai été déçue, notamment par le style (un peu) froid qui manque cruellement du souffle romanesque et mystérieux que j’aime tant dans Jane Eyre. Le personnage d’Agnès est souvent bien trop passif et son caractère accommodant m’a parfois agacé. Anne Brontë était fille de pasteur et cela ressent dans son écriture avec de trop nombreuses références religieuses qui deviennent lassantes (surtout pour une athée comme moi). L’intrigue amoureuse est développée de manière superficielle et la fin bien trop abrupte. On aimerait par exemple qu’elle développe davantage le personnage de Weston qui reste finalement une figure lointaine, leurs rencontres dans la dernière partie du roman étant à peine esquissées également. Je me rends compte que ma critique est pour le moment très négative. Le livre est néanmoins intéressant sur la condition des gouvernantes et certains passages se lisent avec beaucoup de plaisir. Malgré ma déception, j’ai toujours envie de lire le deuxième roman d’Anne Brontë dont j’ai lu par ailleurs de bonnes critiques.

¤ Alexandre Dumas – La Reine Margot

1572. La France des guerres de religion est devenue le champ clos des grands seigneurs et des prétendants au trône. A Paris, le jeune roi protestant de Navarre, le futur Henri IV, vient d’épouser Marguerite de Valois, dite Margot ; mariage politique qui n’empêche pas les Guise et le roi Charles IX de fomenter les horreurs de la Saint-Barthélemy. Sur les pas du jeune comte de La Mole, dont s’éprend éperdument la belle Margot, et de son compagnon, le tonitruant Annibal de Coconnas, nous entrons dans ce labyrinthe d’intrigues, d’alliances, de trahisons.

J’avais ce livre dans ma bibliothèque depuis des années. J’avais aimé le film avec Adjani, la période m’a toujours intéressée. Je n’avais jamais lu de roman de Dumas. Et quelle déception. Il m’a fallu plus d’un mois pour finir ce livre. A vrai dire, je ne sais pas encore pourquoi j’ai tant tenu à le finir… J’ai détesté le style et l’écriture. Les personnages m’ont paru très caricaturaux, les intrigues rédigées de manière brouillonne. Peut-être aurais-je dû lire Les Trois Mousquetaires finalement…!

Dans ma PAL

Kate Morton, La maison du lac – dire que j’attends avec impatience la sortie en poche du dernier roman en date de mon écrivaine fétiche serait un euphémisme…

Joël Dicker, Le secret des Baltimore – j’ai hâte de retrouver Marcus Goldman et le style addictif de Joël Dicker.

Daphné du Maurier, Rebecca – j’ai craqué pour la nouvelle édition poche de ce roman que j’aime beaucoup et que j’ai très envie de relire à cette occasion !

Clare Clark – Retour à Ellinghurst – une belle couverture, un roman qui se passe au début du XXe siècle en Angleterre, des secrets de famille, il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’ajouter ce livre à ma PAL.

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Avril

 

Crédit – Apeirophilia – Flickr

Chère Céline,

Tu as eu envie de recommencer un blog, une fois de plus. Tu ne sais pas encore si tu arriveras à écrire régulièrement, et pour être honnête, tu es un peu terrifiée par ce syndrome de la page blanche qui semble te hanter trop souvent. Et puis, ton manque de confiance en toi fait que parfois, quand tu lis les mots des autres, tu les trouves bien plus jolis et les tiens te paraissent si maladroits. Et puis, tu secoues la tête pour chasser ces petits nuages noirs. Parce que tu sais au fond que chacun a sa place, sa voix, et que la tienne ne vaut pas moins qu’une autre. Alors, tu respires, tu mets une jolie chanson qui te fait sourire, et tu écris.

Tu regardes par la fenêtre, il pleut, c’est comme ça depuis trois jours. Tu es un peu triste, car tu aurais aimé pouvoir profiter du soleil pour ta deuxième semaine de vacances. Tu repenses avec un pincement de nostalgie que la semaine d’avant, tu étais en Normandie. Tu souris en repensant à cette semaine où tu as ajouté de jolis moments à ta boîte de souvenirs. Tu penses à la complicité que tu partages avec ta mère, et tu te sens chanceuse aussi parce que tu sais que d’autres n’ont pas ta chance. C’était chouette de partager ces balades en ville avec elle, d’aller au restaurant, de boire du thé, de parler de sujets graves ou totalement futiles, de faire du shopping, de lui offrir cette dernière soirée dans votre crêperie fétiche. Ce n’était pas facile de repartir. Même si tu as retrouvé ta moitié, ta vie de l’autre côté de la frontière – et cette vie, tu l’aimes, tu es fière de ce que tu as accompli – tu ne peux pas empêcher les larmes de perler à tes yeux sur le quai de la gare et de ressentir le manque, la nostalgie aussi.

Tu penses beaucoup aussi, c’est ça quand tu as du temps à toi. Tu penses à l’avenir. Tu fais des projets, tu imagines des scénarios, tu crains parfois, tu espères aussi. Tu te sens bien plus sereine depuis que tu sais que tu auras un travail à mi-temps à l’école à la rentrée. Tu es fière aussi d’avoir réussi à te construire une petite carrière toute seule ici. Tu es reconnaissante aussi, parce que tu peux t’appuyer sur un roc solide et plein d’amour et de confiance en toi. Tu es heureuse. Tu es amoureuse et épanouie.

Tu te regardes dans le miroir d’un œil trop souvent critique, parfois encore trop exigeant. La bienveillance envers soi est un long chemin. Tu as encore quelques kilos à perdre pour te sentir mieux, mais tu sens que tu as repris le contrôle de ton corps un peu malmené par les hormones thyroïdiennes depuis deux ans. Tu trouves que ta cicatrice se voit encore bien trop, et comme la patience n’est pas ton point fort, tu attends avec impatience qu’elle ne soit plus qu’un lointain souvenir. Tu as coupé tes cheveux et tu sens très bien avec ce carré court, comme si tu t’étais un peu retrouvée, et puis ça te donne bonne mine te dit-on alors… Tu es ravie de voir des marinières un peu partout dans les magasins, et tu en as déjà ajouté deux à ta garde-robe.

Tu as renoué le fil d’une amitié abîmée, à distance. Elle te manquait, alors tu es heureuse d’avoir de nouveau ce lien entre vous. Malgré tout, tu restes un peu prudente. Le passé t’a appris que son mal-être pouvait être si envahissant, presque toxique. Elle ne va pas bien à nouveau et ça te rend tellement triste. Tu l’écoutes, tu l’encourages, tu la conseilles, mais tu n’as plus peur comme avant de lui dire quand tu penses qu’elle a tort. Tu aimerais tant qu’elle soit épanouie, heureuse. Que votre relation soit vraiment comme avant. Même si tu sais que ce n’est pas possible, car tu as changé, tu n’es plus la même, et puis elle aussi a changé. Tu aimerais qu’elle puisse elle aussi  enfin connaître le bonheur d’être aimée et d’aimer.

Quand tu as commencé à écrire cette lettre, tu t’es inspirée d’un chapitre du livre de Sara Bareilles et d’une de ses chansons. Cet hiver, tu as lu son livre que tu as beaucoup aimé. Tu as aimé la personne sincère, généreuse, honnête, qui se livre toujours avec pudeur et émotion à travers ses chansons et ses mots. Tu as été si touchée par ce chapitre dans lequel elle partage une série de lettres qu’elle écrit à elle-même à différents moments clés de sa vie que tu as eu envie à ton tour de t’essayer à cet exercice. Peut-être que tu continueras à t’écrire ainsi. En attendant, tu écoutes cette chanson.

 

Recommencer

Une page blanche à remplir. Un nouvel espace à créer. Et toujours cette question du comment (re)commencer. Et puis, je me suis souvenue d’une conversation sur Twitter entre deux blogueuses que j’aime énormément, Célie et Camille. La première suggérait une liste de j’aime pour inaugurer un nouveau blog et je me souviens avoir trouvé l’idée très chouette et je l’ai gardée dans un coin de tête en me disant « tiens, si un jour je retrouvais un peu l’inspiration pour poser à nouveau quelques mots sur la toile… ». J’ai aimé cette idée aussi parce qu’elle correspond assez bien à l’atmosphère que j’ai eu envie de recréer ici. Un espace simple, épuré, pour y consigner petits (et grands) sourires et bonheurs, plaisirs simples, envies, lectures, doutes et interrogations, escapades. La vie, ma vie, le plus simplement et le plus sincèrement possible. A celles qui me sont toujours fidèles, merci. A ceux qui me découvriront ici, bienvenue.

Crédit : Artem Kovalev – Unsplash

J’aime…

Les promenades au bord de l’eau. Il y a eu la Seine, la petite rivière que l’on voyait depuis notre canapé. Aujourd’hui, c’est le Rhin qui est le décor de mes promenades et respirations quotidiennes.

Lire. Tous les jours, ou presque. Lire ce qui me fait envie, sans rien s’interdire, sans snobisme ni barrières ni idées préconçues. Ce plaisir de lire m’accompagne depuis l’enfance, j’ai renoué avec il y a quelques années et aujourd’hui, lire fait partie de ces respirations-plaisirs indispensables.

La mer en hiver. Quand la plage est déserte, que le vent souffle et que l’on regarde les vagues emmitouflés avec une écharpe et un bonnet. L’air frais, pur, qui semble chasser un peu les pensées et remettre tout en perspective.

Découvrir. Enseigner. Transmettre. Partager. Cultiver la bienveillance et les sourires. La gentillesse, qui passe trop souvent pour une faiblesse mais qui est une force pour moi. Le plaisir simple des moments sans prétention et d’une vie calme.

La gourmandise d’une crêpe à la crème de marrons, celle de manger du Nutella à la cuillère. Boire des mugs de thé, tous les jours. Notamment du Earl Grey qui restera mon thé fétiche à jamais.

Les achats réfléchis-plaisir. Ne plus céder aux impulsions, savoir écouter le moindre doute et reposer le vêtement sur le rayonnage. Essayer de mieux consommer aussi.

Un joli rouge à lèvres. Un peu de maquillage. Sourire en se regardant dans la glace en se trouvant un peu jolie. Hausser les épaules en se disant que je ne serais jamais cette fille qui sait appliquer un trait d’eye-liner sur ses paupières qui resteront probablement vierges de ce trait noir pourtant si répandu.

L’odeur des draps propres. L’odeur du gazon juste tendu. L’odeur de mon parfum. L’odeur de son parfum. Son odeur sur l’oreiller.

Ecouter la radio en travaillant. Ecouter de la musique. Chanter à tue-tête parfois. Regarder des live de Sara Bareilles et se dire, toujours, qu’elle est tout simplement parfaite

Nos escapades en France. Strasbourg et l’Alsace. Revoir la Normandie. Les petits plaisirs simples comme celui de manger un vrai pain au chocolat ou d’entendre parler français.

Rêver, imaginer, penser. Rire. S’aimer et faire des projets.